• Home
  • A propos de Moi
  • Contacte-Moi
  •  

    L’évolution mondiale de la demande énergétique, 2006 – 2030

    June 13th, 2009

    Energy Information Administration (EIA) dans l´introduction de son étude «International Energy Outlook, IEO2009», écrit:
    «The projections in IEO2009 are not statements of what will happen, but what migth happen given the specific assumptions and methodologies used. The projections provide an objective, policy-neutral reference case that can be used to analyze international energy markets. As a policy-neutral data and analysis organization, EIA does not propose, advocate, or speculate on future legislative and regulatory changes».
    Les prévisions de l´EIA pour 2030, publiées dans l´étude de Référence «IEO2009», voir ci-haut, et reprises ici, sont donc à utiliser sous ces réserves(1).

    Le pronostic de la consommation globale d´énergies primaires de 22.6 TWa(2) en 2030 (cas de Référence, voir Tableau 1) contre 15.7 TWa en 2006, soit une hausse totale d´environ 44%, nous indique la dimension des besoins énergétiques mondiaux dans un avenir proche.

    L´Afrique, par exemple, en raison de sa forte croissance économique (taux annuel de croissance du PIB de 4.0%)(5) et démographique attendue pour les prochaines décennies par la même étude de l´EIA, doublera sa consommation d´énergie d´ici 2030. Or, une forte consommation globale d´énergies primaires entrainera une augmentation supplémentaire des émissions de «gaz à effet de serre anthropiques», qui à son tour aura, en l´absence d´innovations majeures dans les technologies énergétiques vertes, des impacts négatifs considérables sur nos environnements. De ce point de vue, le réchauffement planétaire s´accélérera. Ajoutons que plusieurs études spécialisées prévoient un réchauffement global d´au moins 1°C d´ici 2100. Déjà notre planète s´est réchauffée d´environ 0.74°C entre 1906 – 2005.

    Rappelons aussi que Sir Nicholas Stern, dans son rapport 2006, alarme en estimant la somme inimaginable de 5500 milliards d´Euro pour les coûts économiques que le changement climatique causerait pour les générations présentes et futures!

    Les fortes augmentations démographique, voir dans les articles précédents, et de consommation énergétique, voir ci-haut, dans beaucoup de régions du monde parmi lesquelles l´Afrique de l´Ouest, prévues par plusieurs études spécialisées en appellent à un changement de paradigme dans la gestion mondiale des ressources énergétiques. Une mutation profonde dans le comportement du consommateur, notamment dans les pays développés (un américain du nord consomme par exemple plus de 11000 kWh/an(3) d´électricité tandis qu´un africain n´en consomme que 600 kWh/an), doit avoir lieu pour efficacement accélérer l´indispensable élaboration de solutions techniques et technologiques innovatrices durables dans les secteurs démographique et énergétique. Elles contribueront à ralentir le réchauffement climatique. La modernisation des infrastructures de bases existantes et la construction de nouvelles infrastructures énergétiques, de transports, de santé, de traitement d´eau, etc., qui respectent les normes et standards écologiques internationales en résulteront directement. Ces perspectives ouvriront d´énormes opportunités d´intégrer davantage les économies africaines dans l´économie planétaire et de durablement améliorer les conditions de vie des populations africaines.

     Qu´est-ce que l´énergie?

    L’énergie caractérise la capacité à fournir du travail, à donner du mouvement ou à élever la température. L’énergie est obtenue par la combustion de carburants ou de combustibles (pétrole, essence, gazole, fioul, gaz, charbon, bois, etc.), l’utilisation de l’électricité ou de forces naturelles comme le vent ou l’énergie solaire.
    L’énergie peut donc se présenter sous plusieurs formes qui peuvent se transformer; par exemple, production d’électricité à partir du gaz, de pétrole ou de charbon dans une centrale thermique, chauffage d’une maison à partir d’électricité ou de fioul domestique ou climatisation.
    L’énergie se mesure communément en kilowattheure (kWh). Sans énergie, on ne fait plus de cuisine, on ne se chauffe plus, on ne climatise plus, on ne s’éclaire plus, on ne se transporte plus, on n’a plus de téléphone, d’ordinateurs ou de télévision.

    Quelles sont les principales formes d´énergie?

    L’énergie se présente sous de multiples formes, dont les principales sont schématiquement les suivantes:

    • Énergie mécanique: elle est à l’origine ou résulte d’une variation d’énergie potentielle (chute d’eau par exemple) ou cinétique (corps en mouvement)
    • Énergie thermique: elle s’exprime le plus souvent sous forme de chaleur
    • Énergie chimique: elle est libérée par une réaction chimique qui peut être explosive
    • Énergie électrique: elle est créée par une différence de charge électrique entre deux points et peut entraîner un courant électrique
    • Énergie nucléaire: inhérente à toute matière, elle peut être extraite par fission (rupture des noyaux des atomes, c’est le principe des réacteurs nucléaires actuellement en service) ou par fusion des noyaux des atomes (combinaison de deux noyaux en un nouveau avec libération d’énergie)

    Evolutions mondiales des consommations d´énergie, 2006 – 2030

    L’Administration américaine des informations sur l’énergie (EIA, Energy Information Administration) informe dans sa projection de référence «l’International Energy Outlook 2009» (IEO2009) que la consommation mondiale d’énergie devrait se situer à 198650 TWh en 2030 contre 138400 TWh en 2006, soit une hausse de 44%, en raison notamment d´une croissance économique positive à long terme pour les pays à économies émergentes et en voie de développement (1,6 %/an pour le monde et 2,9 %/an en Chine d’ici 2030).

    1. Demande annuelle moyenne mondiale par région en énergies primaires

    Le scénario, cité là-haut, est économiquement favorable à l´Afrique (demande énergétique annuelle moyenne de 1.7% d´ici 2030, voir Diagramme 1).

    Mais à l´évidence, la demande quantitative (0.5 TWa en 2006 et 1.3 TWa en 2030) en énergies primaires (l´énergie primaire est la première forme de l’énergie directement disponible dans la nature: bois, charbon, gaz naturel, pétrole, vent, rayonnement solaire, énergie hydraulique, géothermique, etc.) de l´Afrique demeurera très faible par rapport aux autres régions du monde.

    2. Demande annuelle moyenne d´hydrocarbures et combustibles, Afrique/Monde

    Dans l´étude de l´EIA, IEO2009, l´Afrique décroche une part respective de demande de 3.3% en énergie nucléaire et de 3.2% en gaz naturel en 2030, voir Diagramme 2. La part de l´hydraulique & les énergies renouvelables dans le même diagramme englobe aussi la demande en énergie produite par l´hydraulique et les  photovoltaïques, le vent, etc.

    Ces demandes énergétiques de l´Afrique sont néanmoins très modestes en volumes absolus par rapport aux demandes en énergie nucléaire, en gaz naturel, en hydraulique et autres énergies renouvelables prévues pour 2030 des autres régions du monde.

    3. Capacité de puissance électrique installée, Afrique/Monde, 2006 – 2030

    Selon l´EIA, dans «IEO2009», la puissance totale globale d´électricité installée sera de 6452 gigawatts(4) en 2030 contre 4006 gigawatts en 2006, soit une augmentation d´environ 61%. La part des énergies dans la production mondiale d’électricité se constitue de:

    • 40% de la production de charbon
    • suivi par le gaz naturel, l’hydraulique et le nucléaire avec respectivement 20%, 16% et 15%.
    • Le nucléaire est devancé par le charbon également en Europe (29%) même si certains pays comme la France avec près de 80% de production d´électricité par le nucléaire se trouvent dans une situation bien différente. Le scénario 2006 de l’EIA retient une réduction de la part du nucléaire dans la production mondiale d´électricité de 16 à 10 % d’ici 2030 malgré une croissance en valeur absolue. Il faut noter ici qu´entre-temps un véritable «boom» de l´électronucléaire, nommé «renaissance» de l´électronucléaire, estimé durable, s´est déclenché. Il est aussi à remarquer que la part de gaz dans la production de l´électricité progressera de 20 à 23 % sur la période 2006 – 2030.

    La part des énergies renouvelables dans la production installée de l´électricité, hors hydraulique, est faible dans le total des capacités installées mais sa croissance est rapide et elle occupe désormais une position notable en valeurs absolues. Ainsi, les capacités photovoltaïques, classées dans la rubrique «autres énergies renouvelables», atteindront 120 gigawatts en 2030 contre 37 gigawatts 2006. La capacité de puissance électrique installée pour les éoliennes s´élèveront à 490 gigawatts en 2030 contre 60 gigawatts en 2006. Il est à noter que de 2006 à 2030 l´Afrique enregistrera une progression annuelle d´installation de puissance électrique de 2.1%, voir diagramme 4. Aussi d´ici 2030 la puissance électrique installée provenant des éoliennes en Afrique progressera annuellement de 12.4%, voir diagramme 3.

    Mais en général il est à noter que la part totale de l´Afrique dans la production mondiale de l´électricité ne sera que 182 gigawatts sur 6452 gigawatts en 2030, soit seulement 3%!  

    Remarque(6)

    La consommation d´électricité par habitant montre de fortes disparités dans le monde. Pendant qu´un africain consomme environ 600 kWh/an, un chinois et un américain du nord, respectivement, en consomme 1800 kWh/an et plus de 11000 kWh/an. Cette situation montre néanmoins l’ampleur des besoins en nouvelles capacités de production d’électricité. De 2005 à 2030, la production d’électricité pourrait progresser de 2,6 % par an dans le monde à comparer avec 1,6 % pour la demande finale totale d’énergie d’après l’IEA, IEO2008, (voir IEA, International Electiricity Analysis to 2030). 

    La demande d´énergie et la puissance électrique totale installée en l´Afrique progresseront en pourcentage d´ici 2030, voir diagramme 2 et 3. Mais en général cette progression restera quantitativement modeste par rapport à l´Asie et au Brésil, par exemple. Parallèlement la population de l´Afrique atteindra 1 milliard 524 millions d´habitants d´ici 2030 selon les Nations Unies. Or, le niveau de production et de consommation d´énergie est l´un des principaux indicateurs de la performance d´une économie.

    Dans l´espace de la Communauté Economique des Etats de l´Afrique de l´Ouest (CEDEAO) existent d´importants programmes d´approvisionnement en énergie, entre-autres:

    • le gazoduc Nigéria, Benin, Togo et Ghana, opérationnel d´ici fin 2009
    • l´Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), projet hydrau-électrique, opérationnel 
    • l´interconnexion de réseaux électriques Mali – Côte d´Ivoire, en phase d´exécution
    • interconnexion de réseaux Mali – Ghana – Burkina-Faso, projet d´étude de faisabilité actuellement en examen par les autorités concernées, etc.

    L´énergie est donc perçue comme l´un des vecteurs majeurs du développement durable en Afrique de l´Ouest par le «leadership» ouest-africain. 
    Il est néanmoins tout aussi actuellement difficile de clairement reconnaitre que ce même «leadership» de l´Afrique de l´Ouest, sous-région dont la population totale sera de 463 millions en 2030, soit une augmentation de 51% pour la période 2010 – 2030 selon les Nations Unies, possède une politique énergétique cohérente et vigoureuse, définie et exécutée sur la base des trois (3) principaux critères suivants:

    • la garantie de sécurité et la continuité à long terme de la fourniture d’énergie sous toutes ses formes: carburants, combustibles, électricité
    • l’offre d’une énergie à des prix compétitifs. Ceci constitue un enjeu essentiel pour les entreprises énergétiques publiques et privées ouest africaines qui ont l’ambition de jouer un rôle majeur dans le développement, mais aussi pour les entreprises clientes qui doivent contrôler leurs coûts
    • La construction d’un développement énergétique durable, c’est-à-dire respectueux de l’environnement et soucieux des conditions de vie des générations futures en contribuant à réduire substantiellement les émissions de gaz à effet de serre anthropiques.

    Ces trois (3) objectifs sont indissociables de services publics modernes et exemplaires d´Afrique de l´Ouest, en harmonie avec les besoins de l’époque et des populations. Ils rendent possible une stratégie régionale africaine et internationale ambitieuse, compétitive et efficace des économies d´Afrique de l´Ouest.

    Sous ces conditions, en raison de la nécessité de moderniser et de construire des infrastructures économiques de base nationales et sous-régionales qui rendront possible un bien-être durable pour les populations, d´énormes opportunités de développement s´offrent à l´Afrique de l´Ouest pour les prochaines décennies.


    (1)… Les chiffres, tableaux et diagrammes donnés recouvrent une partie de l´étude mentionnée. Les situations énergétiques (consommation et coûts, etc.) détaillées pour les domaines importants comme l´industrie, les ménages, l´agriculture, les transports et les télécommunications et les questions rélatives aux réserves mondiales d´hydrocarbures, de combustibles et de minerais seront ultérieurement discutées.
    (2)… 1 térawatt = 1012 watt, TWa, lire: térawatt an (une année = 365 jours = 8760 heures)
    (3)… 1 kilowatt = 1000 watts, kWh/an, lire: kilowattheure par an
    (4)… 1 gigawatt = 10watts
    (5)… cette forte croissance devrait à court terme souffrir de la crise financière mondiale actuelle
    (6)… les attentes pour les taux de croissances économiques sont les sources majeurs d´incertitudes pour le scénario de Référence IEO2009. Pour illustrer ces incertitudes associées aux tendances de croissances économiques le scénario de l´IEO2009 a en plus du cas de Référence pris en compte les cas de forte et faible croissances économiques.


    Le réchauffement climatique

    May 23rd, 2009

    Sir Nicholas Stern, dans son rapport publié en Octobre 2006, estime que le réchauffement climatique entrainerait un coût économique de plus de 20% du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial, soit la somme inimaginable de 5500 milliards d’euros, en tenant compte de l’ensemble des générations (présente et futures) ayant à en subir les conséquences.

    Devant ce pronostic alarmant , nous dévons plus que jamais être décidés à considérer les questions globales de la population et du réchauffement climatique comme des challenges qui pourraient nous offrir  d´énormes perspectives pour relever le niveau et la qualité de vie des populations des pays en développement.

    La modernisation et la construction d´infrastructures énergétiques, d´unités industrielles de transformation sur place des matières premières agricoles en produits semi-finis et finis, d´industries locales de traitement direct des ressources minières et la création de services associés, qui répondent aux critères environnementaux définis par les institutions nationales et internationales spécialisées, donneront des millions d´emplois aux populations et généreront ainsi de la richesse.

    Pour cela, nous devrions, tout de même, exiger des «teams de leaderships» composés de femmes et d´hommes de caractère, disciplinés, proches de leurs populations, visionnaires et créatifs. Déjà aujourd´hui, il est possible de créer de la richesse en faisant du commerce de CO2.

    Recherche de Consensus global

    Un consensus global semble se dégager autour de la question du réchauffement planétaire. Ce consensus, élaboré par le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) dans son rapport 2007, affirme que la probabilité que le réchauffement climatique depuis 1950 soit d’origine humaine est de plus de 90 %. Ces conclusions ont été approuvées par plus de 40 sociétés scientifiques et académies des sciences, y compris l’ensemble des académies nationales des sciences des grands pays industrialisés.

    A présent, il devrait être aisément compréhensible que les populations des pays en développement, elles aussi, expriment leur aspiration légitime d´accès à un niveau de vie élevé et de qualité. La réalisation de cette aspiration entrainera, évidemment, plus d´acquisition de biens de consommation comme les voitures, les équipements électroménagers, etc. Selon le Comité des Constructeurs Français (CCFA), le parc mondial de véhicules s´élevait à 890 millions en 2005. Et 53 millions de voitures supplémentaires ont été mises sur le marché en 2007. En considérant l´émergence des économies asiatique, sud américaine et africaine, il est à attendre que des centaines de millions de voitures, d´équipements électroménagers, etc. additionnels seront mis en service dans le monde. Ces équipement contribueront à l´augmentation d´émissions de gaz à effet de serre, qui réchaufferont encore plus la planète, si des efforts supplémentaires de chacun d´entre nous et des gouvernants ne sont pas fournis en faveur de la protection de nos environnements.

    Les conséquences du réchauffement planétaire actuel se font déjà sentir:

    • sécheresses
    • inondations
    • fonte des glaciers, comme celle du Kilimandjaro (Kenya, Tanzanie)
    • augmentation du niveau moyen des océans
    • vagues de chaleurs fortes
    • périodes de fortes précipitations 
    • perturbations des cycles de récolte
    • problèmes de santé publique
    • menaces sur les démocraties  

    L´architecture soudanaise (ou sahélo-saharienne) est reconnue comme esthétiquement l´une des plus belles architectures. Pourra-t-elle tenir aux inondations et précipitations annoncées pour les années à venir par les climatologues?
    Quelle approche énergétique faut-il trouver pour l´Afrique de l´Ouest dans ce contexte climatique tendu?
    Nous tenterons de répondre ultérieurement à ces questions!

    Pourquoi un arbre abattu peut-il générer du gaz carbonique, qui, lui à son tour, peut être nuisible pour notre environnement?

    Un arbre se nourrit essentiellement de l´eau (H2O) et du gaz carbonique (CO2). Il en résulte, par l´intermédiaire de la photosynthèse (fabrication de matière organique à partir de matière minérale en présence de la lumière), la formation de l´oxygène et de la vapeur d´eau. L´arbre garde donc le carbone pendant cette transformation chimique. Ce carbone se retrouve enfin dans le bois, qui lui se compose essentiellement d´hydrocarbures (CmHn).

    Ainsi, un arbre de 35 m de taille et âgé de 100 ans aura de cette façon soustrait de l´atmosphère 2,6 tonnes de CO2. Et chaque jour de plus, cet arbre transforme le CO2 en bois et purifie notre atmosphère des gaz à effet de serre.

    Une fois que cet arbre est abattu par le paysan d´Afrique de l´Ouest, pour les premiers instants, puisqu´il est mort et donc la photosynthèse arrêtée, cet arbre ne retient plus de CO2 de notre atmosphère. Si en plus, cet arbre, mort et devenu du bois sec, est brûlé, tout le processus chimique décrit en haut se déroule à l´inverse.  En brûlant ce bois, l´oxygène contenu dans l´atmosphère se lie au carbone et ainsi tout le CO2, que le grand arbre a toute sa vie soustrait de l´atmosphère, retourne de nouveau dans l´espace.

    Selon le Comité Permanant Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS, www.riaed.net), les besoins en énergie domestique sont satisfaits à 90% par l´utilisation de la biomasse, notamment le «bois de chauffe» en Afrique de l´Ouest! Actuellement la surface de la forêt à l´échelle mondiale diminue de 130000 km2 par an, ce qui correspond à une surface d´environ 34 terrains de football par minute. Et si les arbres pouvaient nous parler!

    Les Gaz à Effet de Serre (GES)

    1. Mecanisme de l´effet de serre

    Le soleil, par l´intermédiaire de ses rayons, émet de l’énergie. La plus grande partie de cette énergie traverse directement l’atmosphère (couche d’air qui entoure la terre) pour réchauffer la surface de la terre. La terre en absorbe environ la moitié et réfléchit le reste sous forme d’infrarouges vers l’espace. Puis cette énergie est en grande partie absorbée par les gaz à effet de serre (naturellement présents dans l’atmosphère). Les gaz à effet de serre permettent de conserver une partie de la chaleur et empêchent que toute la chaleur ne retourne dans l’espace. Sans ces gaz à effet de serre, notre planète serait froide et morte (la température moyenne de la terre serait inférieure d’environ 33°C et se situerait autour de -18°C au lieu de 15°C).
    Mais si la concentration des gaz à effet de serre est trop élevée, ce fonctionnement est perturbé, la chaleur ne peut plus retourner dans l’espace, reste sur terre et la planète se réchauffe. Mécanisme de l´effet de serre, voir ci-contre.

    2. Origine des gaz à effet de serre

    La plupart des gaz à effet de serre (GES) sont d’origine naturelle. Mais l´augmentation de la concentration dans l´atmosphère de certains d’entre eux, comme l’ozone (O3), le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4), est due à l’activité humaine. Cette part de l´émission des gaz à effet de serre est appelée émission anthropique de gaz à effet de serre.

    L’ozone est fourni en grande quantité par l’activité industrielle humaine, alors que les chlorofluorocarbones (CFC) encore largement utilisés détruisent eux, l’ozone, ce qui conduit à un double phénomène:

    • une accumulation d’ozone dans la troposphère au-dessus des régions industrielles,
    • une destruction de l’ozone dans la stratosphère au-dessus des pôles.

    La combustion des carbones fossiles comme le charbon, le lignite, le pétrole ou le gaz naturel (méthane) rejette du CO2 en grande quantité dans l’atmosphère. La concentration atmosphérique de COa ainsi augmenté, contribuant significativement au réchauffement global aujourd´hui observé.  
                                                    Répartition des gaz à effet de serre abthropique. Source: UNFCCC

    La quantité d´émissions de gaz à effet de serre anthropique est inégalement repartie à l´échelle planétaire. Les pays de l´Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), avec en tête les États-Unis d´Amérique, sont les principaux responsables de l´émission totale de gaz à effet de serre! La Chine contribue sensiblement aussi à l´augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l´atmosphère, voir tableau ci-dessous. 
                                      Répartition des émissions de gaz à effet de serre anthropique par Pays / Région

    Egalement les secteurs économiques, comme l´énergie, l´industrie et le transport, des pays développés et émergents sont les secteurs qui émettent le plus de gaz à effet de serre dans l´atmosphère. Mais aussi, les pays comme ceux d´Afrique de l´Ouest participent, par l´intermédiaire de la déforestation, des feux de brousse, de la combustion de biomasse, voir ci-haut, et de l´exploitation des terres, etc., à l´augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l´atmosphère. Ainsi ces régions contribuent, certes pour une toute petite partie, mais quand même, au réchauffement climatique.  
    Répartition annuelle des émissions de gaz à effet de serre anthropique par secteur. Source: Netherlands Environmental Assessment Agency, Emission Database for Glogal Atmospheric Research (EDGAR)

    La Courbe de Keeling

    l´évolution de la teneur atmosphérique en dioxyde de carbone (CO2), est mesurée depuis 1958 jusqu`à nos jours sur le volcan «Mauna Loa» (la longue montage, en langue hawaiienne), sur l’île de Hawaii. La courbe de cette évolution est connue sous le nom de «courbe de Keeling», et est une preuve évidente de la production humaine de gaz à effet de serre et de son impact sur le réchauffement climatique. C’est sur le «Mauna Loa» que les taux mesurés sont les plus élevés, mais on retrouve la même évolution sur d’autres sites dans le monde (voir ce site).

    La fluctuation annuelle de CO2 est due aux variations saisonnières causées par les plantes. Beaucoup de forêts se trouvant dans l’hémisphère nord, le rejet de gaz carbonique dans l’atmosphère est plus élevé durant l’été septentrional que pendant l’été austral là-bas. Ce cycle annuel montre la concentration moyenne de gaz au cours des différents mois. Il se répète quelle que soit l’année observée.

    Dans le diagramme ci-dessous la courbe rouge montre la teneur moyenne annuelle de (CO2). 
    Concentration de CO2 selon Kelling. Source:  Carbone Dyoxide Information Analysis Center (CDIAC), National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) 

    L´évolution de la température globale (1880 – 2008)

    Le réchauffement global est l´augmentation moyenne de la température des océans et de l´atmosphère à l´échelle mondiale et sur plusieurs années, voir diagramme ci-dessous.

    L´augmentation de la température moyenne du globe entre 1906 et 2005 est estimée à 0.74°C (±0.18°C), dont une augmentation de 0.65°C pendant la seule période 1956-2006, selon le mensuel «Pour la Science».

                                                     Evolution de la température globale (1880 – 2008). Source: NASA

    Remarques

    D´accord, la contribution de la vapeur d´eau, comme gaz à effet de serre est la plus élevée (plus de 60%) dans le phénomène de l´effet de serre. Mais la vapeur d´eau (H2O), dans cet état chimique, a une durée de vie très courte (14 jours) dans l´atmosphère. Ceci s´explique par le fait que la quantité de la vapeur d´eau dans l´atmosphère se régule en s´évaporant. Il est bien connu que le taux d’évaporation est lié à la température, et qu’une hausse de température accroît la pression de la vapeur (équation de Clausius-Clapeyron). Ce processus est connu comme étant la rétroaction (positive) de la vapeur d’eau. Une différence, donc, importante entre la vapeur d’eau et les autres gaz à effet de serre comme le CO2 est que la vapeur d’eau ne passe qu’un temps très court (14 jours) dans l’atmosphère avant d’être précipitée, alors que le temps de résidence du CO2 dans l’atmosphère peut dépasser une centaine d’années. La vapeur d´eau comme gaz à effet de serre joue le rôle positif pour le phénomène d´effet de serre naturel. Sans l´effet de serre naturel, voir ci-haut, une vie sur terre est impossible.

    D´accord, les modèles numériques de simulation du climat pourraient soulever des points de critiques comme ses difficultés à exactement identifier les parts respectives de l´effet de serre naturel, provoqué par les activités du soleil, et l´effet de serre causé par les émissions anthropiques. 

    D´accord, l´effet de serre d´origine anthropique a quelques effets positifs, comme entre-autres l´augmentation de la température en Europe, où je vis. Plus il fera moins froid en Europe, plus il sera agréable pour moi d´y vivre.

    Mais, la perception simple des réalités climatiques autour de nous, nous obligent à reconnaitre une tendance à la hausse du bilan global de température, qui pourrait bouleverser nos écosystèmes. Les méthodes d´enregistrement de Keeling et de l´Anomalie de la température nous livrent depuis longtemps des données mesurées fiables sur la teneur de CO2 et sur la température dans l´atmosphère. En «juxtaposant» ces deux (2) courbes nous pouvons accepter une causalité entre l´augmentation de la teneur des gaz à effet de serre et l´augmentation de la température dans l´atmosphère terrestre.
    Nous constatons: notre planète se réchauffe plus que normalement!  Et les conséquences sont connues, voir ci-haut.

    Maintenant, quelles mesures individuelles et collectives faut-il prendre pour réduire les émissions des gaz à effet de serre anthropique pour ralentir le réchauffement climatique: 

    • d´intenses efforts doivent-être déployés pour accroitre le niveau et la qualité de connaissance générale des populations, notamment des femmes et des jeunes générations. L´alphabétisation doit-être accélérée dans les pays en développement, par exemple
    • l´éducation environnementale générale des populations doit-être intensifiée
    • parallèlement, d´intenses efforts doivent-être déployés pour sensiblement améliorer le niveau et la qualité de vie des populations des pays en développement. Nous l´avons vu dans les articles précédents: plus les sociétés s´enrichissent, plus elles sont soucieuses de leurs écosystèmes
    • un comportement de consommation de l´énergie et des biens d´équipements électroménagers adapté aux besoins économiques réels de chacun d´entre nous est à encourager
    • chacun doit utiliser les moyens de transport, comme des avions, des voitures, etc.,  pour ses déplacements, qui émettent moins de gaz á effet de serre dans notre atmosphère
    • Arrêt de la déforestation massive
    • le protocole de Kyoto et le rapport 2007 du GIEC doivent être appliqués
    • les énergies renouvelables (le solaire, les éoliennes, les biomasses, etc.) doivent trouver une place plus importante dans l´approvisionnement en énergie électrique 
    • le nucléaire pacifique (la production d´électricité par fission nucléaire), doit trouver plus d´acceptation comme une forme de production d´électricité avec des coûts de production du kWh bas et n´ayant pas d´émissions de CO2
    • les centrales thermiques doivent être équipées de systèmes de filtrage de l´air performants permettant de réduire encore sensiblement leurs émissions de CO2 dans l´atmosphère. 

    Nous ambitionnons d´atteindre les objectifs du développement durable, qui sont: l´équité sociale, l´environnement vivable et l´économie efficiente. De ce point de vue, les questions globales de la population et du réchauffement climatique sont des challenges qui pourraient nous offrir d´énormes perspectives pour relever le niveau et la qualité de vie des populations des pays en développement. Des investissements massifs dans les technologies vertes pourraient créer des filières industrielles innovantes et porteuses de millions d´emplois.
    Pour cela, nous devrions, tout de même, exiger des «teams de leaderships» capables d´anticiper!

    Sir Nicholas Stern, dans son rapport publié en Octobre 2006, estime que le réchauffement climatique entrainerait un coût économique de plus de 20% du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial, soit la somme inimaginable de 5500 milliards d’euros, en tenant compte de l’ensemble des générations (présente et futures) ayant à en subir les conséquences.

    Nous ne pourrons pas dire aux générations futures que nous ne l´avions pas su! 


    La démographique mondiale, état et évolution

    May 9th, 2009

    1.  La population mondiale en 2008

    En 2008 notre planète comptait 6 milliards 600 millions d´habitants. Selon le tableau ci-dessous, l´Asie a abrité 4 milliards 130 millions d´habitants, soit 63% de la population mondiale. La population totale de l´Amérique, composée de la population de l´Amérique du Nord (env. 450 millions d´habitants), de l´Amérique Centrale, des Antilles et de l´Amérique du Sud (env. 465 millions d´habitants), s´élevait à env. 915 millions d´habitants. L´Afrique avec une superficie de 30 millions de km2, soit 22% de la superficie totale des terres émergées, était peuplée de 935 millions d´habitants soit 14% de la population mondiale.

    La population mondiale, 2008. Sources: Statistiques mondiales.

     

     

    2.  La densité de la population par Continent en 2008

    Selon le diagramme ci-dessous, sur chaque km2 vivent 94 habitants en Asie contre seulement 31 habitants par km2 en Afrique. L´Europe, elle aussi, est très peuplée (59 habitants par km2). Mais l´Europe et l´Amérique du Nord nourrissent et logent leurs habitants convenablement. Les populations de ces continents sont assurées d´approvisionnement en énergie et de couverture de soins de santé de base.

    Densité de la population par Continent, 2008. Source: Statistiques mondiales. 

     

     

     

     

    3.  la croissance démographique mondiale (1970 – 2050)

    Selon les Nations Unies, la population mondiale atteindra 9 milliards 150 millions d´habitants en 2050 (voir tableau ci-contre). Ce qui constitue une progression démographique mondiale d´environ 33% pour la période 2010 – 2050. Ce chiffre n´est qu´une estimation moyenne. En effet, si les diverses campagnes de planification familiale en application, notamment dans les pays en voie de développement, n´apportent pas les résultats attendus, la population mondiale, estime l´ONU, atteindra 10,5 milliards d´habitants en 2050. 
                           Croissance de la population mondiale, 1970 – 2050. Source: United Nations Statistic Division, 2009.

    Cette augmentation démographique mondiale combinée avec l´aspiration légitime des populations, notamment dans les pays en développement, d´améliorer leurs conditions de vie fera augmenter la demande mondiale d’énergie, d´habitat, d’aliments, d’eau, de bois, d’assainissement et de traitement des déchets polluants. Somme toute, la croissance démographique non-maitrisée aura donc des effets néfastes évidents sur l´environnement, parce qu´elle accélérera la dégradation des milieux naturels. Aussi il convient une fois de plus de souligner que la stabilisation significative de la population mondiale sera une condition de la sécurité alimentaire. 

    4.  La croissance de la population l´Afrique de l´Ouest (1970 – 2050)

    La croissance de la population mondiale atteindra plus de 9 milliards 150 millions d´habitants en 2050 (voir plus haut). Cette croissance sera très inégalement répartie. C´est ainsi que les pays développés connaîtront une croissance démographique entre 2010 – 2050 d´environ 3% pendant que la population dans certaines régions du monde, comme l´Afrique de l´Ouest, doublera quasiment pour cette même période (voir tableau ci-dessous).

    La démographie du Mali en 2050

    Selon les Nations Unies, la population du Mali passera de 13 millions d´habitants en 2010 pour atteindre 28 millions d´habitants en 2050, si les diverses campagnes actuelles de planification familiale n´apporteront pas les résultats espérés dans les prochaines années.

    Au passage, la campagne actuelle de recensements des populations au Mali est à saluer fortement. Dans la mesure où, la possession de données fiables sur les tendances de développement (natalité, taux de mortalité, vieillissement, etc.) de la population est un préalable important pour définir et conduire une politique de gouvernance économique – conception et exécution de projets d´infrastructures d´envergures adaptés aux besoins vitaux de la population, etc. –  efficace pour le long terme.
                  Croissance de la population de l´Afrique de l´Ouest, 1970 – 2050. Source: United Nations Statistic Division, 2009.
    Rappel

    La médecine a fait des progrès substantiels dans l´amélioration de la santé à l´échelle planétaire. En effet, une augmentation significative de l´espérance de vie, entre autres, est à observer dans toutes les régions du monde (espérance moyenne de vie à la naissance au Mali: 44 ans en 1965, près de 50 ans en 2008). Il est donc aisément compréhensible que nous demandions aux gouvernants, surtout à ceux des pays en développement, de trouver un équilibre adéquat entre la somme des effets de fécondité élevée (taux de naissance par femme), des mouvements migratoires, de longévité des populations et la création de richesse. Mais, pour ne pas être confronté aux problèmes des insuffisances de liquidité des fonds de retraite pour les générations futures, comme ce sera probablement le cas en Allemagne, si le déclin démographique de ce pays n´est pas stopper, il est à conseiller aux pays en développement d´éviter de reproduire les mêmes politiques pratiquées en la matière par l´Europe.

    Remarque

    Pour la discipline des sciences économiques, une croissance économique entraine l´enrichissement des sociétés. Et les sociétés enrichies ont à la fois le souci et les moyens de protéger leur environnement. Il nous faut donc, nous insistons, nécessairement créer de la richesse économique significative, stable et de longue durée pour faire face aux challenges de la croissance démographique, notamment dans les régions du monde comme l´Afrique de l´Ouest. 

    Les chances d´augmenter le niveau et la qualité de vie des populations, comme celles de l´Afrique de l´Ouest, dans le cadre d´aménagements efficients des espaces de vie environnementaux agréables, sont intactes. Dans ce contexte précis, s´imposeront, dans les décennies prochaines, aux «leaderships» des Etats d´Afrique de l´Ouest, la modernisation et l´élargissement des infrastructures existantes et la construction de nouvelles infrastructures (réseaux électriques, transports, télécommunications, agro-alimentaires, sanitaires, etc.) qui répondent aux normes écologiques confirmées et aux besoins vitaux de nos populations. 

    Le Mali, par exemple, possède d´énormes potentialités comme:

    • la forte jeunesse, l´application et le labeur de ces populations
    • d´immenses trésors culturels (le Mali est le carrefour des civilisations arabo-musulmanes et africaines)
    • d´énormes sources énergétiques (les grands fleuves de l´Afrique de l´Ouest arrosent le Mali), etc.    

    Nous devrions, en face de ces faits, aisément trouver une corrélation positive entre la croissance économique, la croissance démographie stabilisée – probablement à un haut niveau en Afrique de l´Ouest – et la prise de conscience écologique.  

    L´objectif du «développement durable» est d´atteindre l´équité sociale, la préservation de la nature et l´efficacité économique.

    Pourrons-nous, en Afrique de l´Ouest, partager cet objectif avec les autres régions de ce monde sans incorporer le nucléaire pacifique (production d´électricité par la fission nucléaire) dans notre stratégie énergétique (modernisation et élargissement du réseau énergétique) pour le long terme?

    En tout cas, voici quelques avantages de l´énergie nucléaire:

    • émission nulle de CO2 en produisant l´électricité par fission nucléaire
    • Le kilowattheure (kWh) à la production pour cette forme de production d´électricité est le moins cher
    • c´est la forme de production d´électricité appropriée pour l´approvisionnement de base en énergie électrique
    • dans le nucléaire, le modèle de pensée du «know-how» d´un système ne suffit pas pour convaincre que ce système gardera ses capacités fonctionnelles essentielles même en cas d´incident majeur à l´intérieur ou dans l´alentour immédiat de ce système. Le modèle de pensée du «know-how» est ici suppléé par le modèle de pensée du «know-why».

    Nous reviendrons largement dans le cadre d´exercices d´explication, difficiles, certes, sur la problématique du nucléaire pacifique pour essayer de nous convaincre nous-mêmes d´une autre perception de la production de l´électricité par la fission nucléaire. Celle-là, positive!


    Les challenges globaux du XXIème siècle

    May 1st, 2009

    L´objectif supérieur des générations actuelles et futures est d´atteindre le «développement durable». Le schéma du «développement durable» postule: le «développement durable» est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. C´est-à-dire: pour être durable le développement doit concilier trois (3) éléments majeurs: l´équité sociale, la préservation de la nature et l´efficacité économique (voir schéma ci-contre).

    Pour atteindre cet objectif les générations actuelles et futures doivent faire face aux challenges de la croissance significative de la population dans beaucoup de régions de ce monde, comme par exemple en Afrique de l´Ouest, et du réchauffement climatique de la planète.

     

     

    Rappel

    Le chemin parcouru pour atteindre un consensus international sur la définition du «développement durable» a été long:

    • 1968, Création du Club de Rome
    • 1972, Rédaction et Publication, à la demande du Club de Rome, du Rapport «The Limits of Growth» par le Massachussetts Institute of Technology
    • 1987, Publication du Rapport Brundtland qui propose une définition du «développement durable» 
    • 1992, Consécration du terme «développement durable» au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro. 

    La maîtrise de la démographie et la réduction sensible des émissions de gaz à effet de serre – principalement le gaz carbonique (CO2) – dans l´atmosphère sont donc sans nul doute les défis globaux de ce XXIème siècle à relever.

    L´accroissement (la croissance) de la population

    La croissance démographique est la variation de la population sur une période. Cette croissance se compose de:

    • l´accroissement naturel de la population (augmentation du taux de naissance)
    • l´accroissement migratoire

    Quand la somme de ces deux (2) facteurs est positive, il est question de croissance démographique. Dans le cas contraire, il s´agira de déclin démographique. Selon les Nations Unies, l´accroissement démographique est l´un des principaux facteurs à l´origine de l´augmentation des besoins alimentaires. La stabilisation sensible de la population mondiale est donc une condition de la sécurité alimentaire.

    Le réchauffement climatique

    Le réchauffement climatique est l´augmentation de la température moyenne des océans et de l´atmosphère à l´échelle planétaire.   

    Les conséquences entre autres de ce réchauffement climatique sont la fonte du glacier du mont Kilimandjaro au Kenya, la montée significative du niveau des mers et océans, la perturbation du cycle des récoltes, etc.

    La croissance économique

    La croissance économique est l´augmentation des biens et services dans une économie pendant une période. En pratique, un des indicateurs de sa mesure est le Produit Intérieur Brut (PIB). 

    A ces défis globaux s´ajoutent:

    • le «vieux» problème du déséquilibre économique mondial en faveur des pays industrialisés au détriment des pays en voie de développement
    • la croissance économique très inégalement répartie dans les pays en voie de développement 
    • l´épuisement des réserves d´hydrocarbures
    • la mauvaise gestion de l´agriculture et de l´eau.

    Pour atteindre un «durable bien-être partagé» pour les générations actuelles et futures nos économies doivent efficacement s´accroître. Ce qui signifie, relever les challenges notés ci-dessus.

    Remarque

    Les modèles de calcul utilisés et leurs paramètres d´entrée supposés pour construire le concept du «développement durable» sont critiquables. Les prévisions qui en découlent s´étendent jusqu´en 2100. Cette période est longue pour satisfaire des pronostics irréprochables. Néanmoins, il devrait rester un objectif digne à atteindre. En tout cas, le tableau ci-dessous indique l´urgence d´action à entreprendre pour l´équité sociale, la protection de la nature et la croissance économique durable et partagée.

    PIB, Population, Emission de CO2: Mali, Sénégal, Bavière (Sud de l´Allemagne), Californie, France

    Sources: Bayerisches Landesamt für Statistik und Datenverarbeitung, Bureau of Economic Analysis, INSEE, United Nations Statistic Division, Institut de la Statistique, Québec.

    Questions sur les perspectives énergétiques en Afrique de l´Ouest dans le contexte du «développement durable»

    La modernisation des infrastructures de base existantes (réseaux électriques, transports, télécommunications, santé, éducation, agro-alimentaire), la mise en place de nouvelles infrastructures modernes et les innovations techniques et technologiques accompagnantes qui répondent aux exigences – notamment l´efficience énergétique – du «développement durable» sont nécessaires. Sur ce chemin nous voyons aisément que d´énormes chances d´améliorer le niveau et la qualité de vie des populations s´offrent aux pays en voie de développement comme ceux de l´Afrique de l´Ouest. 

    Le réseau énergétique – notamment le réseau électrique – est sans nul doute l´infrastructure de base pour le fonctionnement de toutes les autres infrastructures industrielles et économiques modernes. Une stabilisation – fort probablement à un haut niveau – de la population ouest africaine fera inévitablement naître une énorme demande d´énergie. Cette demande d´énergie est déjà aujourd´hui très forte. Donc dans les années à venir il est à attendre qu´elle se renforce davantage.

    Dans ces perspectives claires, il faut aujourd´hui nécessairement définir et appliquer une nouvelle politique de «management» énergétique robuste en Afrique de l´Ouest. Cette politique ne devra t-elle pas aussi prendre en compte un programme de conception et de construction d´une centrale nucléaire de grande puissance destinée à des fins d´exploitation pacifique de l´énergie nucléaire?

    Quelle nouvelle orientation  pour l´énergie «management», qui prenne ausi en compte la production de l’ électricité par fission nucléaire, faut-il donc opérer en Afrique de l´Ouest pour faire face à un contexte environnemental global actuel «difficile», voir ci-haut, et qui en même temps contribuera à atteindre les objectifs du «développement durable»?