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    Les guerres sanglantes des puissances occidentales pour le contrôle total et effectif des matières premières de l’Afrique font rage!

     

    Les matières premières deviennent rares. Pour cette raison leurs prix augmentent rapidement, voir Diagramme 1, à tel point que d’aucuns crient à un danger majeur pour l’économie mondiale.

    De l’industrie automobile jusqu’à la branche du vêtement en passant par l’industrie de la sucrerie beaucoup d’entreprises se lamentent sur la montée massive des coûts pour les métaux, le coton, le blé ou le cacao.

    En effet les prix des denrées de première nécessité ont grimpé vertigineusement en 2010. C’est ainsi que les prix de certaines denrées alimentaires, de matières de base pour vêtements, de métaux précieux et de matériaux de construction ont doublé en comparaison avec ceux de 2009. Un ballot de coton a coûté plus 113 %, le prix du café a grimpé à plus 89 % en 2010 comparativement à l’année 2009.

    La chine stocke ses terres rares dans des bunkers

    La Chine est non seulement le centre de gravité du marché mondial des «terres rares», mais elle l’est dorénavant pour le marché des matières premières comme le coton, le soja, le cacao, etc., voir Diagramme 2. En effet Goldmann Sachs voit par exemple les cours, le plus, montés pour les matières premières dont la Chine peut, le moins, couvrir à partir de sa propre production et de ses capacités de réserves. Pour ces raisons beaucoup d’économes pronostiquent pour l’avenir une tendance nette à la hausse des prix pour le pétrole, le cuivre, le platine, le coton, le soja. Les prix des matières premières selon eux augmenteront en moyenne de 18 % en 2011. Les cours pour les métaux précieux vont croitre de plus de 28 % en 2011.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans ce climat mondial tendu sur le marché des matières premières, la Chine a annoncé en 2009 vouloir réduire ses quotas d’exportation des «terres rares» à 35 000 tonnes par an (sur une production de 110 000 tonnes), qui constituent les matériaux spéciaux de base, incontournables pour l’industrie mondiale de l’électronique. Les métaux rares sont utilisés partout dans les appareils de l’industrie électronique High-tech comme les ordinateurs et téléphones portables, les caméras vidéos et aussi dans l’industrie de la technologie médicale, solaire et d’automobile. 

    Les terres rares

    Les terres rares sont un groupe de métaux aux propriétés voisines comprenant le scandium, l’yttrium et lanthanides. Ces métaux sont, contrairement à ce que suggère leur appellation, assez répandus dans l’écorce terrestre, à l’égal des métaux usuels – l’abondance du cérium est ainsi du même ordre que celle du cuivre. Sous forme élémentaire, les terres rares ont un aspect métallique. Leur nom vient du fait qu’ils ont été découverts au début du XIXe siècle dans des minerais (d’où le nom de « terres », utilisé à l’époque pour les oxydes) peu courants à cette époque: terres rares signifiait donc «minerais rares». Cependant, en raison de leurs propriétés géochimiques, ils sont répartis très inégalement à la surface de la terre, le plus souvent en-deçà des concentrations rendant leur exploitation minière économiquement viable.

    En raison de leurs usages multiples, surtout dans la haute technologie, comme dit ci-haut, revêtant une dimension stratégique, les terres rares font l’objet d’une communication opaque de la part des États, de sorte que les statistiques macroéconomiques à leur sujet demeurent difficilement accessibles. Les réserves mondiales en oxydes de terres rares sont estimées par l’U.S. Geological Survey (USGS, USA) à 110 millions de tonnes fin 2010 détenues à 50 % par la Chine. Elle même fixe ce chiffre à 30 %. La Chine fournie cependant 90 % des besoins de l’industrie et se penche sur les techniques de recyclage de ces terre rares dans les déchets électroniques. La production mondiale d’oxydes de terres rares de la Chine s’est élevée à environ 130 000 tonnes en 2010, constituant un quasi monopole mondial (l’Inde, deuxième producteur « déclaré », n’en aurait extrait que 2 700 tonnes), mais la production de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) , des États-Unis (15 %), de l’Afrique et de la plupart des autres producteurs mineurs (qui cumuleraient tout de même un cinquième des réserves mondiales) n’est pas communiquée.

    La prépondérance de la Chine dans le secteur des terres rares inquiète les pays occidentaux, qui cherchent à diversifier leur approvisionnement, d’autant plus que la Chine a annoncé en 2009 vouloir réduire ses quotas d’exportation dès 2010, voir ci-haut. L’argument justifiant cette décision porte sur la volonté de préserver des ressources rares et l’environnement. En effet, le ministère chinois du Commerce a récemment affirmé que les réserves de terres rares du pays avaient chuté de 37% entre 1996 et 2003. Mais ces mesures visent surtout à satisfaire sa demande interne, en forte croissance. De 2006 à 2010, la Chine a réduit ses quotas d’exportation de 5 % à 10 % par an, et la production a été limitée de peur que ses réserves ne s’épuisent d’ici quinze ans.

    Ces faits sont révélateurs pour l’Afrique, qui apparait comme une zone potentiellement stratégique pour l’Union Européenne, la Chine, le Brésil et les U.S.A. Ses réserves immenses en minéraux rares et autres matières premières sont en effet encore sous-estimées et sous-exploitées.

    La richesse en terres rares des sous-sols africains

    la production de cobalt du continent couvre 40 % des besoins mondiaux et la République Démocratique du Congo détient à elle seule 50 % à 60 % des réserves connues dans le monde. Le deuxième producteur est la Zambie, qui pourrait être rejoint par l’Ouganda.
    L’Afrique du Sud, qui possède les secondes plus importantes réserves de titane, derrière la Chine, et de zirconium, derrière l’Australie, exporte ses minéraux rares principalement sous forme brute.

    Ainsi la construction de la première raffinerie en Afrique du Sud, qui produira du titane, du zirconium, du magnésium, du silicium et des produits dérivés de métaux rares, à été approuvée. La capacité annuelle attendue de production est de 15 000 tonnes de titane raffiné et de 2 000 tonnes de zirconium, principalement destinées à l’export.

    Face à la Chine, l’Afrique détient un positionnement stratégique

    L’offre des métaux rares peine à suivre une demande en constante croissance (10% par an). Alors que la Chine réduit ses exportations, le jeu de l’offre et de la demande bénéficie à l’Afrique, devenue une interlocutrice de choix, mais aussi objet de convoitise agressive. Car conscients du risque de pénurie qui menace de nombreux secteurs de leurs économies, les Etats-Unis et l’Europe ont décidé de réagir, parfois violemment.

    L’Union Européenne veut garantir son accès aux métaux rares en Afrique

    La population mondiale augmente. Certaines sources énergétiques comme le pétrole tarissent. En même temps, la croissance économique globale, surtout dans les pays émergents comme la Chine et l’Inde, se consolide à un haut niveau. Ces faits constituent des menaces réelles qui pèsent sur le maintien du bien-être insolent des populations des vieilles puissances économiques comme les Etats-Unis, la France, etc., et qui entendent bien garder leur suprématie économique coloniale sur le reste du monde, en particulier sur l’Afrique. En plus, la Chine renforce, à coûts de millards de dollar de crédits concurrentiels et peu regardant sur la finalité de leurs gestions au bénéfice des populations africaines, son implantation économique sur le continent. La cumulation de ces éléments maintient une forte pression sur les prix des matières premières. Et du coup se réveillent les instincts guerriers coloniaux contre l’Afrique, particulièrement en France et aux Etats-Unis, qu’on croyait éteints.

    Le manque de matières premières est entre-temps interprété comme un risque majeur pour la stabilité de l’économie de certains pays comme l’Allemagne. La puissante Fédération de l’Industrie Allemande (BDI) voit l’évolution à la hausse des prix sur le marché des matières premières, voir tableau 1, comme un danger pour l’existence de beaucoup d’entreprises allemandes et met la classe politique allemande en demeure de renforcer sa bataille sans merci contre les mesures de protections à l’exportation en vigueur dans les pays exportateurs de matières premières. En 2010, la Fédération de Russie avait stoppé son exportation de céréales, qui a provoqué la monté spectaculaire du prix de blé. Elle avait réduit dans la même année ses exportations de coton.

     

    L’Europe à dressé une liste de dix-sept minerais qui ont des propriétés uniques et vitales pour les industries de pointe (Scandium, yttrium, lanthane, cérium, praséodyme, néodyme, prométhéum, samarium, europium, gadolinium, terbium, dysprosium, holmium, erbium, thulium, ytterbium, lutécium).

    L’Union Européenne a ainsi convenu en juin 2010 lors d’une rencontre avec l’Union africaine, de mettre en place des investissements sur les infrastructures, notamment autour des bassins miniers afin de s’assurer un accès à ces métaux rares.

    En plus de la République Démocratique du Congo (RDC), trois (3) autres pays africains sont concernés: le Rwanda, le Mozambique et l’Afrique du sud. Les métaux rares sont indéniablement une carte à jouer pour les Etats africains désireux de mettre en valeur leurs ressources minérales, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives économiques.

    Remarque

    Ces négociations de l’Union Européenne avec les Africains, qui se tiennent régulièrement et dans des atmosphères amicales, abusent de la naïvetés de ces derniers. En effet derrières ces bonnes intentions des européens et des américains de vouloir négocier avec les africains sur les matières premières stratégique se trouvent les armées européennes et américaines prêtent à tout moment d’entrer en action violente massive pour noyer dans le sang les populations africaines afin de s’assurer leurs contrôles effectifs sur nos richesses.
    Les exemples concrets et récents sont les tragédies sanglantes de recolonisations de la Cote d’Ivoire pour le cacao, le café, le pétrole et le gaz, la Libye pour le gaz et le pétrole et la RDC pour le cobalt, le coltan, le cuivre, le tantale, etc. par la France, les Etats-Unis et la Belgique.
    Selon

    Statistiques Mondiales, la guerre de recolonisation de la Cote d’Ivoire a fait 3 000 morts entre 2000 – 2007, s’y ajoutent plus de 5 000 morts pendant le conflit postélectoral de Novembre 2010 à Mai 2011. Selon la même source 4 millions de congolais ont trouvé la mort dans la guerre de recolonisation de ce pays, 1996 – 2005. La rébellion libyenne annonce la mort de près de 15 000 libyens dans la guerre qui oppose cette dernière et l’OTAN à Khaddafi depuis début 2011. Selon plusieurs sources, dont Statistiques Mondiales, plus de 9 millions 300 milles africains ont perdu leur vie dans des guerres civiles, provoquées par les puissances occidentales afin de s’assurer le contrôle sur les matières premières, en Afrique de 1960 à 2007. 


    Sources: 

    http://fr.wikipedia.org/wiki/
    http://www.worldbank.org/
    http://www.afriqueavenir.org/
     

    2 responses to “Les guerres sanglantes des puissances occidentales pour le contrôle total et effectif des matières premières de l’Afrique font rage!”

    1. Pierro says:

      La forte émergence de l’Inde et de la Chine a profondément changé la donne économique mondiale. Leur développement a mis sous pression les cours de nombreuses matières premières. Cette évolution vaut aussi pour l’or. Selon l’organisation World Gold Council, les deux géants asiatiques participent activement à la demande mondiale de métal précieux, comptant pour 52% dans celle de lingots et de pièces et pour 55% dans celle de bijoux.

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