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    L’Afrique se classe désormais au 2ème rang mondial après l’Asie dans le secteur stratégique de la communication mobile

    La vraie richesse intarissable de l’Afrique est son peuplement. L’Afrique compte à peu près un (1) milliard d’Africains en 2011. Cette population va s’augmenter substantiellement les prochaines décennies à venir. Ce qui constituera sa force dynamique majeure permanente dans le concert des nations. La population africaine est majoritairement jeune. Elle est mobile, flexible et elle gagne de plus en plus de l’argent pour couvrir ses besoins de confort. Cette jeune population africaine veut définitivement briser le joug  et les diverses contraintes et barrières barbares et impudentes de la néocolonisation que l’Europe et la France continuent à l’imposer. Elle veut ardemment communiquer avec le reste du monde pour accélérer sa libération totale et définitive. Le marché de la communication mobile est, entre-autre, pour ces raisons, indéniablement en plein boom en Afrique et a envahi tous les groupes sociaux (jeunes, femmes, employés, paysans, etc) et secteurs d’activités (privé, public, para-public, ONG, etc.). Ce secteur offre d’énormes chances pour booster le développement durable en Afrique.


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Depuis les années 90, les campagnes et villes africaines sont entrées en pleine ère de la Communication numérique. En témoigne le développement extraordinaire qu’y connaît la Téléphonie mobile, en particulier. Ce phénomène se vérifie à travers les caractéristiques principales que présente sur le continent africain le segment mobile du marché des télécommunications. Nous sommes en présence d’un marché concurrentiel, durablement solvable et dont le nombre de consommateurs est en croissance vigoureuse continue. Cependant, ce dynamisme du marché des communications numériques est inégalement reparti compte tenu de la grande diversité géographique, économique, socioculturelle, linguistique, politique, etc. Pour cette raison 25 pays africains  A25*) (voir Tableau 1), qui totalisent 91 % de connexions mobiles du continent, seront particulièrement référencés dans ce texte.

    Les performances du marché africain de la communication mobile

    Un marché dynamique et solvable

    L’Europe pour 88 % et l’Afrique pour 85 % ont été dès 2002 les principaux promoteurs de la concurrence dans les services mobiles dans le monde. En Afrique, le taux de pénétration des populations du mobile a connu une croissance fulminante, dépassant de loin 50 % dans beaucoup de pays (les facteurs déterminants à cette fulgurante pénétration sont entre-autres donnés cf. ci-dessous). 

    En Afrique, si en 1995 seuls 7 % des pays autorisaient la concurrence, ce chiffre passe en moyenne à 56 % en 2002. En fait, le nombre de réseaux de communication mobile en Afrique est passé de 33 opérateurs en 1995 à 100 opérateurs en 2001. On recense pour la période 2002-2003 plus de 100 opérateurs de téléphonie mobile en activité sur le continent. En 2004, on observe que les 3/4 des pays africains autorisent la concurrence entre les réseaux cellulaires. En 2004, seuls 14 pays sur 55 n’avaient pas encore libéralisé le secteur. Parmi ceux qui ont procédé à cette libéralisation, on observe pour 2004: 

    – qu’un pays compte six (6) opérateurs (la République Démocratique du Congo)
    – que quatre pays comptent quatre (4) opérateurs (Bénin, Ghana, Nigéria, Tanzanie)
    – que quatorze pays comptent trois (3) opérateurs (Burkina, Burundi, Congo, Centre-Afrique, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Lesotho, Madagascar, Ouganda, Somalie, RSA, Zambie, Zimbabwe)
    – et qu’enfin 21 pays comptent deux (2) opérateurs (Algérie, Angola, Botswana, Cameroun, Égypte, Gambie, Kenya, Malawi, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mozambique, Niger, Réunion, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Tchad, Togo, Tunisie). 

    Fait remarquable, les opérateurs étrangers ne sont pas les seuls présents sur le marché africain de communication mobile. A côté de ces derniers (Vodafone de la Grande-Bretagne, Portugal Télécom, France Télécom / Orange, Télécom Malaysia, MSI Cellular des Pays-Bas etc.) se positionnent des opérateurs d’origine africaine (l’Egyptien Orascom Telecom, les Sud africains Vodacom, Maroc Télécom et MTN etc.).

    Selon le rapport «African mobile Obervatory» de GSMA et ATKEARNEY, 9/2011, l’industrie de la communication mobile est en plein «boom» en Afrique. Avec plus de 620 millions de connexions mobiles en fin Septembre 2011, l’Afrique a dépassé l’Amérique Latine pour se hisser au deuxième rang des marchés de communication mobile les plus compétitifs au monde après l’Asie, voir Diagramme 1.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’Afrique continue à être durablement le marché avec le taux de croissance annuelle le plus rapide et robuste dans ce secteur au monde, 22 % de 2007 – 9/2011 et de 10 %  de 2011 – 2015, voir Diagramme 2.  

    Le marché africain de la communication mobile est en effet hautement compétitif en connaissant aussi des réductions significatives des prix de 2007 – 2011, avec des diminutions jusqu’à 60 %  en l’intervalle de quelques mois pour certains marchés.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Les facteurs suivants sont à l’origine de ce dynamisme fulminant du marché africain de  communication mobile

    – Ouverture de ce marché à la globalisation et aux investissements extérieurs
    – Introduction des équipements mobiles à bas prix («low-cost handsets») et la réduction des coûts d’usage des appareils mobiles pour les usagers
    – Substantiel développement économique dans la région africaine, avec une croissance économique moyenne annuelle de 5% depuis 2004, augmentant la prospérité des africains et ainsi favorisant l’acquisition des services de communications à des coûts abordables
    – Le succès des services «pre-paid» (services de cartes de crédits) moins chers (96 % des abonnés africains à la communication mobile contre 82 % de latino-américains et 52 % d’européens), qui permettent aux consommateurs de contrôler leurs dépenses et gains d’accès aux flexibles et «low-cost» messageries vocales et services SMS
    – Ambitieuse commercialisation de l’infrastructure du réseau mobile par des operateurs pour étendre la couverture géographique et démographique combinée au manque de services et d’infrastructures adéquates des  lignes fixes

    Le marché et les taux de croissances annuelles dans l’espace de communication mobile des  A25 

    De 2005 à 2010, dans l’espace du marché de communication mobile  des A25, chaque pays a réalisé des taux de croissance annuelle à deux (2) chiffres en termes de connexions, avec 21 des 25 pays qui gagnent plus de 30 % de taux de croissance annuelle, voir Diagramme 2. Certains pays comme l’Ethiopie, le Zimbabwe, Madagascar ont atteint plus de 60 % de taux de croissance annuelle de 2005 à 2010. Même les pays les plus développés avec plus de 100 % de pénétration comme l’Afrique du Sud, la Tunisie, et le Maroc ont gagné des taux de croissance annuelle de 11 – 20 %  dans les cinq (5) dernières années.

    L’une des raisons les plus importantes pour la pénétration (voir Diagramme 3) vigoureuse de la communication mobile en Afrique est l’augmentation significative de la disponibilité des services «low-cost» de puces (cartes) pré-payées. Les stratégies tarifaires des puces pré-payées offrent aux consommateurs des couches populaires, avec des revenus faibles et irréguliers,  l’option d’accès flexible aux services mobiles à moindres coûts avec moins de barrières en comparaison aux contrats post-payés.

    La contribution de l’industrie de communication mobile à l´économie des A25

    – Les operateurs mobiles ont contribué pour US$ 49 milliards en 2010, qui est équivalent à 3 % du PIB de ces pays
    – Les valeurs ajoutées totales de l’écosystème**) mobile sont estimées à US$ 56 milliard, équivalent à 3,5 % du PIB des A25
    – L’écosystème mobile joue un rôle majeur dans le secteur de l’emploi régional avec 5,4 millions d’employés, soit directement ou indirectement, en activités rémunératrices dans la communication mobile 
    – L’écosystème mobile est un contributeur majeur aux finances publiques avec US$ 15 milliards générés par les impôts sur les entreprises et sociétés, les revenus et les taxes indirectes.

    Remarque

    Une pénétration mobile supposée de 100 % dans l’espace des A25 peut générer plus de US$ 35 milliards additionnels au PIB, soit une augmentation de 2 % du PIB de ces pays.

    L’industrie de la communication mobile comme moteur de développement et innovation dans les A25

    – Les coûts sur le capital dans le secteur de la communication mobile ont chuté dans une ampleur telle que les connexions mobiles approvisionnent les usagers issus de larges groupes socio-économiques dans l’espace des A25
    – Au moins 36 % de citoyens africains des A25 n’ont pas accès à la connexion mobile
    – Dans la plus part des pays africains les coûts du  tarif-par-minute pour les services mobiles sont comparables à ceux de l’espace OECD
    – La plus part des gouvernements africains ont  mis l’accent  sur la stratégie de l’«Information et Communication Technology» (ICT) comme moteur clé du développement durable dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des affaires.

    Investissements dans l’infrastructure des A25

    – Les opérateurs économiques mobiles ont investi plus de US$ 54 milliards dans l’infrastructure de la communication mobile de 2000 à 2008 (voir Diagramme 4) pour déployer les réseaux GSM seulement en Afrique au sud du Sahara 
    – Ces investissements ont  permis la couverture mobile des 2/3 des populations africaines
    – Le déploiement des réseaux 3G est en cours dans beaucoup de pays africains. Cela demandera aux investisseurs dans le secteur de communication mobile de substantiels investissements additionnels 
    – L’état piteux actuel des transports et des réseaux électriques à travers l’Afrique empêche le développement régional, l’investissement et la capacité de l’industrie mobile à connecter les populations jusqu’á présent non-connectées.

    A noter que des investissements d’envergures dans les familles technologiques UMTS, GPRS, EDGE et les câbles sous-marins à fibres optiques (US$ 2,8 milliards de 2010 – 2012) et Internet sont aussi en cours actuellement en Afrique.

    Les régulations dans la communication mobile en Afrique

    – Les pratiques de Régulations se sont significativement améliorées en Afrique, ces dernières années. Mais 64 % des pays africains restent classés au bas du tableau de l’index de classement du «Forum Mondial Economique» dans le secteur des communications mobiles
    – «GSMA research» indique que les recettes totales en termes d’impôts et taxes dans les caisses des gouvernements peuvent être substantiellement «boostées» en réduisant les taxes dans le secteur de la communication mobile
    – L’accès universel à la communication mobile est promotionné par beaucoup de gouvernements africains en utilisant des schémas de taxation la plus favorables, mais le manque de transparence limite la redistribution de ces fonds.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Remarque

    La richesse intarissable de l’Afrique est son peuplement. L’Afrique compte à peu près un (1) milliard d’Africains en 2010. Cette population va s’augmenter substantiellement les prochaines décennies à venir. Ce qui constituera sa force majeure permanente dans le concert des nations. La population africaine est majoritairement jeune. Elle est mobile, flexible et elle gagne de plus en plus de l’argent pour couvrir ses besoins de confort. Cette jeune population africaine veut définitivement briser le joug  et les diverses contraintes et barrières barbares et impudentes de la néocolonisation que l’Europe et la France continuent à l’imposer. Elle veut ardemment communiquer avec le reste du monde pour accélérer sa libération totale et définitive. Le marché de la communication mobile est, entre-autre, pour ces raisons, indéniablement en plein boom en Afrique et a envahi tous les groupes sociaux (jeunes, femmes, employés, paysans, etc) et secteurs d’activités (privé, public, para-public, ONG, etc.). Ce secteur offre d’énormes chances pour booster le développement durable en Afrique. Mais aussi ce marché possède un grand potentiel de réaliser des bénéfices substantiels sur investissements. L’usage de la communication mobile jouera donc, de plus en plus, un rôle majeur dans tous les domaines de la vie quotidienne en Afrique  (culture, société, politique, économie, santé, science, ect.). La communication mobile contribuera alors aussi à irréversiblement démocratiser les systèmes politiques africains. L’Afrique devra cependant veiller à mettre davantage de grands moyens d’investissements dans la recherche et le développement dans ce secteur stratégique. En Afrique, les gouvernements devront plus vigoureusement protéger les entreprises africaines contre la concurrence sauvage de l’Europe dans ce secteur.


    *)  … A25: Nigéria (NGA), Egypte (EGY), Afrique du Sud (ZAF), République Démocratique du Congo (COD), Bénin (BEN), Ghana (GHA), Tanzanie (TZA), Burkina  Faso (BFA), Côte d’Ivoire (CIV), Madagascar (MDG), Ouganda (UGA), Algérie (ALG), Angola (AGO), Cameroun (CMR), Mali (MLI), Maroc (MAR), Mozambique (MOZ), Sénégal (SEN), Tunisie(TUN), Soudan (SDN), Libye (LBY), Kenya (KEN), Ethiopie  (ETH), Zimbabwe (ZWE), Zambie (ZMB).

    **) … Ecosysteme de communication mobile … Infrastructure de vente et assistance technique, réseaux des opérateurs, manufacturiers des équipements et appareils mobiles, distributeurs et détaillants,  services des prestataires)

    CAGR … Compound Annual Growth Rate

    Sources: GSMA, ATKEARNEYGNTAfrique expansionITU
    José Do-Nascimento: "Le Développement du télephone portable en Afrique"

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