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    Les convoitises sanglantes sur les ressources énergétiques immenses d’Afrique

    April 25th, 2011

    «Avec l’Amérique Latine, l’Afrique de l’Ouest constituera, selon toutes nos prévisions, une des sources d’approvisionnement en rapide croissance dans le marché américain de pétrole et de gaz. Le pétrole africain est de tendance de haute qualité et contient peu de soufre, ce qui rend ce pétrole approprié pour satisfaire aux normes rigoureuses de raffinage des produits pétroliers, et lui permettant de prendre une part accrue au marché des Centres de raffinage sur les Côtes Est et Ouest des U.S.A.» National Energy Policy Report, Office of Vice President Richard Cheney, May 16 2001. 

    Le «African Oil Policy Initiative Group» alors sous la direction de l’ancien Vice Président des Etats-Unis Richard Cheney, a suggéré, dans son rapport «African Oil: A Priority for U.S. National Security And African Development», l’approvisionnement du marché du pétrole américain à hauteur de 25 % (contre 18 % en 2009) par le marché pétrolier africain à l’horizon 2015.

    La justification politique de classer désormais l’Afrique de l’Ouest, plus particulièrement le Golfe de Guinée, comme «Zone d’intérêts vitaux» des Etats-Unis d’Amérique est alors toute apportée par Mr. Cheney. Ceci prend évidemment en compte un volet militaire qui prévoit l’implantation d’une base militaire américaine en Afrique de l’Ouest. Les U.S.A sont actuellement activement à la recherche d’un endroit stratégique en Afrique de l’Ouest qui abritera une base militaire américaine pour protéger les intérêts américains dans cette partie du monde. Ce Centre de Commandement se nomme «United States Africa Command» ou «AFRICOM».

    Remarque

    Il est à noter que quelque soit l’Administration Américaine en place, un seul objectif en politique étrangère est toujours gardé: celui de la sauvegarde et de la défense des «intérêts vitaux» américains. La défense des «intérêts vitaux» des Etats-Unis se traduit par des concepts récurrents à: l’intégrité du territoire américain, la sauvegarde des intérêts nationaux économiques, stratégiques ou politiques et le pouvoir militaire. Cependant, un aspect, bien plus libéral, mais très controversé, s’ajoute à la doctrine des «intérêts vitaux» américains, c’est celui qui véhicule la démocratie et le libéralisme économique dans le monde afin d’«assurer la paix». Lire la suite »


    Matières premières agraires: flambée des prix, émeutes de la faim, révolte des peuples

    March 12th, 2011

    D’un coté les spéculateurs et investisseurs sont ravis des caprices des prix des matières premières agraires puisqu’ils y gagnent de l’argent, mais de l’autre côté la détresse des couches de populations vulnérables dans les pays pauvres augmente. Ce fait dangereux pour la stabilité politique et sociale globale peut-il être endigué à court terme ou au contraire les prix du maïs, du blé et du soja continueront dangereusement à grimper.
    En tout cas, ces jours-ci des soulèvements sanglants sont en cours en Algérie, Tunisie, Egypte, Libye, au Burkina Faso, Maroc, etc. Ces révoltes populaires ont aussi leurs raisons dans l’augmentation vertigineuse des prix des denrées alimentaires de première nécessité.

    En effet, le temps est détraqué, ici trop d’eau, là-bas manque d’eau sur la planète. Le blé, le maïs et le soja ne prospèrent guère dans de telles conditions pluviométriques instables. Raison pour laquelle, entre-autres, les prix de ces denrées augmentent vertigineusement. Par exemple le prix du blé américain augmenta de 50 % en 2010 et en Europe les prix des céréales ont même doublé pour la même période.
    Aussi en début 2011, l’accalmie sur les prix des denrées alimentaires n’est pas à constater. En mi-janvier 2011, les prix du blé, maïs et soja avaient culminés au plus haut niveau depuis deux ans et demi. L’annonce surprise du ministère américain de l’Agriculture sur le niveau insuffisant des stocks de réserves des produits agraires (denrées alimentaires et aliments pour animaux) aux Etats-Unis d’Amérique a aussi contribué au déclenchement de cette «furia» des prix de ces produits.

    Offre et demande mondiale des matières premières agraires

    La population mondiale augmentera de 1.1 % par an entre 2009-2019 pour atteindre environ 7 milliards 700 millions d’habitants. La demande mondiale en céréales pour assurer l’alimentation humaine et animale mais aussi pour produire certains biocarburants, devrait alors croitre de 16% à 20 % d’ici à 2020. La FAO et l’OECD dans leur étude commune «OECD-FAO Agricultural Outlook 2010 – 2019», appellent à l’augmentation de la production agricole mondiale à 70 % d’ici 2050. Dans toutes les régions du monde, particulièrement en Chine, Inde et Europe de l’Est, existe la nécessité de satisfaire à la demande grandissante d’alimentation humaine suffisante et en qualité. Les populations de ces régions du monde s’enrichissent et peuvent s’offrir le lux de consommer plus de viande et d’autres aliments plus riches en protéines végétales et animales. Or plus d’élevage d’animaux et de pisciculture conduit à l’augmentation de l’usage des produits agraires primaires, qui sont utilisés comme aliments pour animaux et poissons. Par exemple environ sept (7) kilos de céréales sont nécessaires pour produire un (1) kilo de viande de bœuf.

    En face de cette demande grandissante en matières agraires primaires se trouve une offre de plus en plus inférieure de ces produits sur le marché. Les terres arables dans les grands pays agraires traditionnels (USA, Argentine, Brésil, Australie, etc.) se désertifient. Les instabilités climatiques (sécheresses, inondations à répétition) déprécient sensiblement le volume des récoltes. En Australie seulement, le quart de la récolte de canne à sucre a été détruit par les inondations qui ont frappé ce pays, début 2011. Il est à craindre que le blé australien de cette année ne pourra plus servir que pour nourrir les animaux. Ceci pourrait avoir des conséquences négatives «majeures» dans la filière alimentaire mondiale car l’Australie est quand même le quatrième producteur mondial de blé.

    Cette situation de déséquilibre de l’offre inférieure à la demande forte sur le marché des produits agricoles primaires aiguise naturellement l’appétit des spéculateurs. En effet, les matières premières agraires sont cotées à la bourse comme toutes les matières premières (métaux, pétrole, etc.). La plus grande bourse des céréales «Chicago Board of Trade (CBOT)» se trouve à Chicago (USA). Cette bourse, créée en 1848, est spécialisée dans les marchés du blé, maïs, soja, ect.

    Aussi les faibles niveaux des stocks de réserves mondiaux en produits agricoles primaires combinés aux demandes robustes (voir Tableau 1 et Diagramme 1, Approvisionnement Production + Stocks finaux de Réserves) continueront à provoquer des flambées de prix au moins du blé, du maïs et du soja sur le marché mondial.
    Encore que déjà maintenant les prix des produits agricoles ont atteint un niveau record. En effet l’indice «Cereals Price Index» de la
    FAO a atteint son plus haut niveau en décembre 2010 depuis sa création en 1990 (voir Tableau 2 et Diagramme 2). Il est à noter ici que ce niveau ne prenait pas encore en compte les inondations de Janvier 2011 en Australie.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Mais dans un contexte plus large ajoutons aussi que d’autres facteurs majeurs influencent la flambée des prix des produits agricoles. C’est ainsi que la montée des prix des produits agricoles est influencée par l’intégration grandissante du marché des produits agricoles et celui de l’énergie (Diagramme 3, source: 
    FMI). Essentiellement, les prix de l’énergie, qui demeurent au plus haut niveau, renforcent les coûts de production des produits agricoles dont la confection repose sur l’utilisation de l’énergie et les fertilisants. Couplée à cet impact est la demande de plus en plus forte en matière première pour supporter la production de biocarburant.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Production mondiale de Biocarburant: Bioéthanol et Biodiesel

    L’utilisation des  biocarburants représente une part importante de la production mondiale de céréales, de sucre et d’huile végétale. En 2019, environ 13 % de la production mondiale de céréales secondaires (mais, orge, sorgho, mil, etc.) serviront à produire de l’éthanol contre 9 % durant la période de référence 2007 – 2009. 16 % de la production mondiale d’huile végétale serviront à produire du biodiesel contre 9 % durant la période de référence 2007 – 2009.
    La part de canne à sucre utilisée pour produire de l’éthanol au niveau mondial devrait atteindre presque 35% en 2019.

    Les risques troubles sociaux majeurs augmentent dans le monde

    Le dernier rallye dans l’augmentation des prix des denrées alimentaires (les moyennes finales des indices 2009/2010 et 2010/2011 n’étant pas encore disponibles) a eu lieu presque parallèlement à la crise financière et économique mondiale 2007/2008 (voir Tableau 2 et Diagramme 2). Cette situation a été provoquée par la peur d’une pénurie grave de blé dans beaucoup de pays.
    Ainsi, puisque des millions d’êtres humains ne pouvaient plus payer ces prix élevés des denrées alimentaires, des «émeutes de la faim» ont secoué en 2008 l’Egypte, le Maroc, l’Algérie, l’Indonésie, les Philippines, Haïti – où elles ont fait des morts et abouti à la chute du gouvernement-, ainsi que plusieurs pays africains: Nigeria, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mozambique, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso… Si l’Afrique est particulièrement vulnérable, c’est parce qu’elle subit la «destruction systématique de ses agricultures vivrières», selon J. Ziegler.
    Une démonstration que la situation décrite ci-haut peut, à tout moment, se répéter a été faite en 2010. En effet, les prix chers du pain provoquèrent alors des troubles sanglants au Mozambique.

    Aussi un nouveau phénomène dangereux apparaît dans les politiques agraires dans certains pays africains comme l’Ethiopie, le Kenya, le Maroc, la Tanzanie, le Soudan, le Congo Brazzaville, etc. C’est celui de céder par contrat de baille d’énormes surfaces de terres fertiles de ces pays à des prix par hectare défiant toute concurrence aux Indiens, Chinois, Israéliens, Saoudiens, Sud Africain, etc. Certains de ces contrats de baille donnent des droits d’exploitation des terres pour 100 ans. Même si l’argument de besoins énormes en investissements dans l’agriculture en Afrique pourrait être utilisé ici, tout autant cette pratique des gouvernants de ces pays africains est incompréhensible vu les conséquences dramatiques pour les économies africaines des contrats mafieux conclus sur les matières (pétrole, café, cacao, métaux précieux, etc.) avec les anciens colons à la veille et aux lendemains des indépendances.

    En tout cas, ces jours-ci des soulèvements sanglants sont en cours en Tunisie, Egypte, Libye, Burkina Faso, etc. Ces révoltes populaires ont certainement  aussi leurs raisons dans l’augmentation vertigineuse des prix des denrées alimentaires de première nécessité

    Pistes de solutions 

    – Les spéculations financières en générales et les spéculations sur les produits agricoles de première nécessité devront être encadrées par une réglementation internationale transparente sous control efficace d’institutions internationales agréées, qui doivent être dotées d’instruments de sanctions en cas de violation de cette réglementation  

     – Les gouvernements africains doivent rénover leurs politiques agraires:

    • en optimisant davantage les rendements céréaliers en tonne/hectare (selon la FAO les rendements céréaliers annuels moyens mondiaux peuvent atteindre les 4 tonnes à l’hectare en 2020 contre 3,5 tonnes/hectare en 2008/2009)
    • en investissant plus massivement dans le «Food Chain Managment» (planification, optimisation des procédés de production agricoles, transformation industrielle, logistique et infrastructures agricoles comme l’irrigation, la mécanisation, les moyens de transport nationaux et régionaux pour écouler facilement les produits agricoles vers les localités dans le besoin)
    • en redoublant de vigilance dans les négociations agricoles et du commerce au sein des groupes Union-Européenne (UE) – Groupe Afrique – Caraïbe – Pacifique (ACP) EU-ACP et avec l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
    • en diversifiant les cultures agroalimentaires (améliorer les connaissances cumulées des paysans et sélectionner de nouveaux hybrides plus résistants aux diverses maladies et à la sècheresse)
    • en protégeant davantage par moyen de barrières douanières réciproques et en subventionnant plus vigoureusement les petits agriculteurs pour diminuer l’inondation de leurs marchés par les produits agricoles des pays développés comme ceux de l’Union Européenne
    • en mettant un accent particulier sur la gestion efficace des stocks de réserves de récoltes
    • en accélérant la réduction de la consommation des produits pétroliers
    • en gérant économiquement l’eau dans l’agriculture
    • Etc.

    Remarque

    La flambée des prix des céréales, si douloureuse elle est aujourd’hui, pourrait être une opportunité intéressante pour lancer un nouveau cycle d’investissements agricoles dans le monde et atteindre un niveau de production suffisant pour satisfaire dans les années à venir, à la fois les besoins d’alimentation humaine, la production de biocarburants, vecteur important d’indépendance énergétique, et l’alimentation animale par des céréales et les sous-produits de la production de biocarburants.
    Mais encore faudra-t-il que les consommateurs des pays développés changent de comportement de consommation alimentaire en réduisant substantiellement les gaspillages de la nourriture humaine et animale.


    TECH CHECK: La Chine possède le Superordinateur le plus puissant du monde

    October 29th, 2010

    L’ordinateur chinois «TIANHE-1A» calcule à une vitesse plus rapide que celle obtenue par l’Ordinateur superpuissant américain «Jaguar Cray XT5-HE Opteron Six Core 2.6 GHz». Du coup, la suprématie technologique de l’Occident se trouve menacée.

    La Chine est toujours soupçonnée de «copier» la technique occidentale. Souvent à tort. En fait, la Chine est entre-temps une Superpuissance en innovations. La Chine a le «Barrage des Trois-Gorges», qui est le barrage hydroélectrique le plus puissant au monde avec une puissance de 22.500 MW, sur le fleuve Yangtsé. Entre Shanghai et Hangzhou roule le train le plus rapide au monde, avec une vitesse de 350 km/h. Et maintenant la Chine possède l’Ordinateur le puissant au monde, le TIANHE-1A. Cet Ordinateur superpuissant entrera en service très bientôt. Il brillera désormais dans «la première ligue» de la technique des Superordinateurs, menée jusqu’á présent par les USA et l’Allemagne.

    Avec une puissance monstrueuse de 2,507 pétaflops*), cette machine surpasse le célèbre calculateur «Jaguar Cray » du «Oak Ridge National Laboratory» aux Etats-Unis, qui jusqu’à maintenant menait la liste des Top-500 Supersordinateurs. La puissance du Mégaordinateur «Jaguar Cray» (au Tennessee), construit par le pionnier en construction des Ordinateurs géants, Cray, possède une puissance de calcul de 2,3 pétaflops. L’ordinateur le puissant d’Allemagne, qui se trouve au Centre de Recherche Juelich (Forschungszentrum Juelich, FZJ) a tout de même une puissance de calcul d’un (1) pétaflops et occupe la 5. place dans le «Ranking» des 500-Top Superordinateurs.

    Performance

    14.336 Processeurs à Multiple-Noyaux de Server de Intel constituent la base technologique du géant TIANHE-1A. 7168 processeurs graphiques (Graphic Processing Unit, GPU) spéciaux ($US 2500 l’unité) de nVidia forment le cœur du système de calcul mathématique. Sans ces chips il aurait fallu 50.000 Processeurs-PC pour atteindre la même puissance de calcul. Cette performance technologique a permis d’éviter de doubler le besoin en place et de tripler la consommation en énergie électrique de l’installation. La consommation en énergie électrique de ce Superordinateur est spécifiée à 4,04 Mégawatts (équivalent à l’approvisionnement en énergie électrique d’environ 2500 ménages en Chine). La machine géante TIANHE-1A est localisée à Tianjin, ville industrielle au nord de la Chine, qui héberge les industries de l’acier, du textile, et de l’électronique. Cette machine géante sera en opération dans dans la météo et au National Offshore Oil Corporation.

    Remarque

    Le principal challenge pour construire de tels Ordinateurs géants, est la maitrise de la technologie du fonctionnement de couplage sans problème entre ses nombreux chips. Ces chips, à leur tour, sont, en fait, constitués de très petites unités de semi-conducteurs, qui doivent interchanger les informations à de très grandes vitesses. C’est ici que les avancées technologiques des entreprises occidentales spécialisées étaient significatives. A présent, la Chine est en tête là aussi. Les Scientifiques et ingénieurs chinois ont, selon Jack Dongara (University of Tennessee), trouvé une nouvelle technique d’interconnexion interne des Superordinateurs capables de fonctionner à de plus grandes vitesses que celles spécifiées selon le Standard Infiniband.

    La Chine, bientôt indépendante des producteurs de chips électroniques occidentaux?

    Selon Jack Dongara, la Chine travaille intensivement à se libérer des fournisseurs de chips semi-conducteurs occidentaux. Toujours selon Dongara, dans un (1) à deux (2) ans la Chine sera capable de construire ses propres chips électroniques qui seront utilisés dans les Ordinateurs géants chinois. Ceci entrainera une perte économique d’envergure pour les producteurs américains de chips et l’irruption d’un puissant concurrent pour eux sur le marché électronique et informatique. Avec l’aide de la concurrence chinoise les Ordinateurs ne seront plus dépendants des seules technologies de Intel, nVidia et AMD.

    Pour l’instant, ce succès de TIANHE-1A est un problème d’image pour les américains, qui, depuis des décennies, mènent globalement la liste de Top-Superordinateurs, en démontrant ainsi leur suprématie technologique.

    Si la Chine leur disputera durablement la première place pour les Ordinateurs géants, cela sera un coup dur pour l’«état de confiance en soi» des américains dans la prédominance en «high tech». Aussi, cela signifiera pour les dirigeants chinois le signal tant ardemment désiré que la Chine possède un «Système» au moins performant que celui de l’Occident, prenant aussi en compte la technique et la technologie.

    La prochaine liste Top-500 des Superordinateurs sera publiée bientôt. Les chercheurs dans le domaine des Ordinateurs géants peuvent soumettre les performances de leurs machines d’ici le 1. Novembre 2010. Pour ce classement, il est cependant peu probable de gagner contre TIANHE-1A.

    Dans l’actuel classement, Juin 2010, des Top-500 Superordinateurs, l’Afrique est dignement représentée par l’Afrique du Sud à la 461. place sur 500, avec son Superordinateur «SunBlade X6275 and X6250, Xeon X5570 and E5450, Infiniband QDR/DDR».

    Quelques photos des merveilles technologiques chinoises

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Classement TOP 10 des Superordinateurs, Juin 2010

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    *) FLOPS désigne le nombre d’ «Opérations à Virgule Flottante par Seconde » (en anglais, FLoating point Operations Per Second). 1 pétaflops = 1015 FLOPS


    La renaissance de l’électronucléaire?

    October 25th, 2009

    438 centrales nucléaires d’une capacité totale de 372 GW(e)1) étaient installées dans le monde en 2008. L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (IAEA) dans son rapport annuel «NUCLEAR TECHNOLOGY REVIEW 2008» a actualisé à la hausse la projection de ses deux (2) scénarios sur l’évolution de la production de l’énergie électrique d’origine nucléaire.

    Le premier scénario dit de «basse» production prévoit l’installation d’une capacité mondiale d’énergie électrique d’origine nucléaire de 473 GW(e) et le second dit de «haute» production prévoit 738 GW(e) en 2030.

     


    Question

    Pourquoi cette augmentation mondiale significative de la demande de l’électricité d’origine nucléaire d’ici 2030?

    Réponse
    Trois (3) raisons principales:

    1) L’évidence du réchauffement climatique due en grande partie aux concentrations élevées de gaz à effet de serre dans l’atmosphère: l‘Agence Internationale de l’Energie (AIE) a publié aussi deux (2) scénarios de stratégie sur le climat global. Le «550 policy scenario» qui correspond à la stabilisation de la concentration atmosphérique à long terme de gaz à effet de serre à 550 ppm2) de CO2. Ce qui sera équivalent à une augmentation en terme de température globale de 3 °C. Le «450 policy scenario» correspond à une augmentation globale de la température d’environ 2 °C. Dans le «550 policy scenario» la capacité totale mondiale de puissance électrique d’origine nucléaire installée sera 533 GW(e) en 2030. Dans le «450 policy scenario» cette capacité passera à 680 GW(e). La quantité de CO2 émise dans l’atmosphère en produisant le kWh de l’énergie électrique d’origine nucléaire étant zéro (0) , un rôle significatif incontournable dans une stratégie d’approvisionnement en énergie mixte (conventionnelle, renouvelables, nucléaire) reviendra donc à l’électronucléaire pour les prochaines décennies.

    2) L’augmentation des besoins en énergie due à la croissance de la population mondiale et à l’exigence légitime d’un haut niveau de vie de qualité des populations des pays en voie de développement. La technologie nucléaire, en plus de la production d’électricité sans émissions de CO2, est en usage dans tous les domaines touchant la vie moderne humaine:

    a) alimentation et santé animale, agriculture 

    • augmentation de la productivité animale
    • développement de nouveaux vaccins contre les maladies contagieuses (usage du DNA3))
    • maitrise de pestes d’insectes (usage des rayons X pour stériliser les insectes)
    • Qualité et sécurité alimentaire animale
    • optimisation des cultures
    • gestion durable des sols et de l’eau

    b) santé humaine

    • lien entre la médecine nucléaire et l’industrie pharmaceutique
    • applications techniques nucléaires dans la nutrition
    • optimisation des applications radio-oncologiques
    • imagerie et dosimétrie dans la médecine nucléaire

    c) environnement

    • détection des particules chaudes dans l’atmosphère
    • accès planétaire en temps réel aux informations sur la radioactivité marine
    • traceurs radioactifs pour mesurer les impactes de l’acidification océanique sur la biodiversité marine dans l’antarctique et la méditerranée

    d) ressources d’eau

    e) disponibilité et production de radio-isotope

    • sécurité d’approvisionnement en molybdène 99
    • traitement par faisceaux électroniques (high Current Electron Beam, EB) pour améliorer les propriétés physiques et chimiques des matériaux
    • traitement par radiation en nanoscience

    3) Les énergies fossiles continueront à couvrir une partie significative de nos besoins en énergie.  

     Remarque

    Je reviendrai bientôt avec plus de détails sur l’électronucléaire, notamment sur:

    • les principes de base de fonctionnement de centrale nucléaire
    • le combustible (fuel)
    • les philosophies de base de sécurité (sûreté) technique de fonctionnement de centrale nucléaire
    • l’acceptation politique et psychologique
    • les grands problèmes du nucléaire (traitement, stockage des déchets nucléaires)
    • la cartographie géographie mondiale et la puissance totale installée
    • l’incontournabilité dans l’approvisionnement énergétique mixte
    • le coût comparatif de production du kWh
    • les estimations sur les nombres de constructions de nouvelles centrales nucléaires dans le monde pour les prochaines décennies
    • les pays qui s’intéressent au nucléaire
    • pourquoi ces pays s’intéressent-ils à cette source d’énergie
    • où en sommes-nous en Afrique avec cette technologie de pointe
    • les Institutions Internationales en charge du nucléaire 
    • les régulations, normes et standards
    • etc.

    Aujourd’hui les problèmes d’énergie sont des problèmes globaux. Pour les résoudre durablement il faut la mise en place de stratégies d’approvisionnement intelligentes en énergie mixte. Dans ces stratégies un rôle important reviendra au nucléaire. Actuellement plusieurs centaines (renaissance nucléaire?) de réacteurs de nouvelles générations, dont celui, à gauche, du Commissariat à l’Energie Atomique en France, sont en expérimentation dans le monde entier pour faire face ce challenge.
     


    1) … lire Gigawatt-électrique: puissance électrique finale du générateur
    2) … parts per million
    3) … Deoxyribonucleic acid.