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    La Globalisation: les faits, les chiffres et la critique constructive de Bertelsmann Stiftung

    May 12th, 2014
    Rarement un thème est aussi intensément débattu avec controverse et passion comme la globalisation. Pendant que les uns l’associent au rapprochement des cultures, à la croissance économique mondiale et à des possibilités d’épanouissement jusque là inconnues. Les autres au même moment en craignent la dominance de l’Economie, la perte de la diversité régionale, l’exploitation effrénée de l’environnement et aussi comme le fossé de plus en plus grandissant entre „riches“ et „pauvres“.

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    TRANSFORMER L´ENERGIE SANS PRODUIRE DE GAZ A EFFET DE SERRE

    July 25th, 2012

    Le contexte énergétique et climatique global évoluera sous tension accrue dans les prochaines décennies. Pour raisons:
    1) la croissance démographique du globe (selon les
    Nations Unies la population mondiale atteindra 9 milliards 150 millions d´habitants en 2050, soit une progression de 33 % pour la période 2010 – 2050) et le développement global «irréversible» des pays en développement entraineront une augmentation mondiale significative de consommation d´énergie (44 %, selon Energy Information Administration (EIA) dans son rapport annuel «World Energy Outlook 2009»)

    2) la diminution des réserves d´énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), les problèmes d´approvisionnement en énergie liés aux tensions géopolitiques et le réchauffement climatique nous exigent de trouver à moyen terme des alternatives sûres et compétitives aux hydrocarbures. Dans le même rapport, ci-haut mentionné, Energy Information Administration (EIA) donne l´alarme: les prévisions d´augmentation d´émissions de dioxyde de carbone (CO2) pour l’horizon 2030 seront de 39 % si de nouvelles dispositions juridiques et politiques vigoureuses en faveur de l´environnement ne sont pas rapidement implémentées. 

    Il est donc urgent d´agir si les concentrations de gaz à effet de serre doivent se stabiliser à un niveau permettant d´éviter une collision dangereuse avec le système climatique. Pour répondre à ces enjeux, un ensemble d´objectifs ambitieux planétaires visant à réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre doit être mis en place, par exemple: 

    • économiser la consommation d´énergie
    • massivement investir dans l´efficience énergétique
    • mettre au point de nouvelles solutions énergétiques compétitives, sûres et vertes, en particulier non émettrices de gaz à effet de serre.

    Pour réaliser ces objectifs l´innovation technologique est incontournable dans les filières énergétiques suivantes:

    • l´hydroélectricité
    • le solaire
    • l´hydrogène
    • l´éolien
    • le nucléaire civil durable
    • la géothermie

    L´émission globale de dioxyde de carbone (CO2) liée à l´usage de l´énergies prévue par l´EIA dans son rapport «International Energy Outlook 2009» pour 2030 est de 40 milliards 385 millions de tonnes contre seulement 29 milliards de tonnes en 2006, soit une augmentation annuelle moyenne de 1.4 % entre 2006 – 2030. Or l´augmentation de la teneur de CO2 dans l´atmosphère comme l´une des principales causes du réchauffement climatique est établie, voir la courbe de Keeling, par exemple. Aussi les conséquences de ce réchauffement global sont connues:

    • grandes sécheresses (voir la situation climatique dans le sahel)  
    • inondations massives (voir la situation ces jours-ci au Benin, Burkina, Niger, etc…)
    • fonte rapide des glaciers, comme celle du Kilimandjaro (Kenya, Tanzanie)
    • augmentation accélérée du niveau moyen des océans (des villes côtières entières pourraient disparaitre sous l´eau des océans)
    • vagues de fortes chaleurs
    • périodes de fortes précipitations 
    • perturbations fréquentes des cycles de récolte
    • problèmes graves de santé publique
    • menaces réelles sur les démocraties  

    Par exemple, l´architecture soudanaise reconnue comme esthétiquement l´une des plus belles architectures, pourra-t-elle tenir aux inondations et précipitations annoncées pour les années à venir par les climatologues?

    Sir Nicholas Stern, dans son rapport publié en Octobre 2006, estime que le réchauffement climatique entrainerait un coût économique de plus de 20 % du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial, soit la somme inimaginable de 5500 milliards d’euros, en tenant compte de l’ensemble des générations (présentes et futures) ayant à en subir les conséquences.

    Bien en face de ces effets et chiffres alarmants prévus, qui pourraient être réalités pour les futures générations, se trouve le comportement du consommateur d´énergie. En effet, la consommation mondiale d´énergie primaire (charbon, gaz, hydrocarbures, etc..) sera de 22.6 Térawatt-an en 2030 contre seulement 15.7 Térawatt-an en 2006, soit une augmentation moyenne mondiale annuelle de consommation d´énergie de 1.5 % dans la période 2006 – 2030.
    D´où viennent donc ces énormes émissions de dioxyde de carbone? La part respective d´émission de dioxyde de carbone (CO2), en milliards de tonnes, provenant de l´usage des énergies primaires comme le gaz naturel, les hydrocarbures (pétrole) et le charbon voir tableau, à gauche. Ces énergies primaires transformées en d´autres formes d´énergies nous donnent des possibilités confortables et rapides de déplacement, de fabrication de produits industriels performants, d´éclairage, de cuisiner, de nous sentir en bonne santé. Mais avec des conséquences citées ci-haut. Il convient donc de sensiblement réduire ces émissions responsables de la pollution de l´air que nous respirons, en améliorant les technologies de filtrage dans les centrales électriques thermiques, mais dans le même temps en réduisant nos consommations d´énergie domestique électrique et du charbon de bois et en renforçant l´usage des technologies de transformation des énergies vertes (hydroélectricité, vent, solaire, nucléaire, géothermie, etc.).

    Technologies de transformation d´energies sans production de gaz à effet de serre 1)

    efficience énergétique (à ne pas confondre avec le terme efficacité énergétique) est l´état de fonctionnement d´un système dont la consommation d´énergie pour son propre usage est minimisée tout en donnant un résultat maximal d´exploitation. L´augmentation de l´efficience énergétique permet de réduire les consommations d´énergie pour le propre usage du système aboutissant à un résultat d´exploitation au moins égal au résultat d´exploitation antérieur. Cela entraîne la diminution des coûts écologiques, économiques et sociaux liés à la production et à la consommation d´énergie. Pour arriver à une maîtrise de l´énergie, un des principaux objectifs est donc l´amélioration de l´efficience énergétique. Ceci est un élément essentiel dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre qui renforcent le changement climatique.

    L´hydroélectricité

    Principe:énergie hydroélectrique, ou hydroélectricité, est une énergie électrique obtenue par conversion de l´énergie hydraulique des différents flux d´eau (fleuves, rivières, chutes d’eau, courants marins, etc.). L´énergie cinétique du courant d´eau est transformée en énergie mécanique par une turbine, puis en énergie électrique par un génerateur.

    L´energie solaire

    Il existe trois voies d´utilisation de l’énergie solaire:

    • le solaire thermique, qui transforme directement le rayonnement solaire en chaleur
    • le solaire thermodynamique dit à concentration (Concentrating Solar Power – CSP), qui concentre la chaleur solaire vers un fluide caloporteur avant d´être converti en électricité
    • le solaire photovoltaïque, qui transforme le rayonnement solaire en électricité.

    Le solaire thermique

    L´énergie solaire thermique est utilisée principalement pour le chauffage de l´eau ou des locaux.
    Principe: des capteurs thermiques absorbent les photons solaires et les transforment en chaleur. Cette chaleur est ensuite transmise à un liquide ou un gaz appelé «caloporteur» qui la transporte vers un réservoir de stockage d´énergie.

    Le solaire thermodynamique

    L´énergie thermique du Soleil permet de produire de l´électricité par voie thermodynamique.
    Principe 1: concentration thermique solaire par des miroirs cylindro-paraboliques. Ce type de miroirs, long d´une centaine de mètres, concentre sur un tube récepteur contenant un fluide
    «caloporteur» la chaleur; le fluide génère ensuite de la vapeur qui est turbinée pour produire de l´électricité.
    Principe 2: des centaines de miroirs (héliostats) servent à faire converger le rayonnement solaire sur une tour de grande hauteur au sein de laquelle est placée une chaudière. Dans cette chaudière, des liquides «caloporteurs» vont accumuler la chaleur, la transporter vers un réservoir d´eau et échanger leur chaleur avec l´eau qui va se transformer en vapeur et entraîner les turbines pour produire de l´électricité comme dans les centrales thermiques conventionnelles.

    Le solaire photovoltaïque

    Le principe de l´énergie solaire photovoltaïque est de directement convertir l´énergie du soleil en électricité.

    Pour sensiblement réduire les émissions de gaz à effet de serre, donc contribuer au ralentissement du changement climatique, plus de vigoureux programmes de «Recherche & Développement» nationaux et internationaux de domestication de ces genres de transformation, voir les principes ci-haut, d´énergie solaire en énergie électrique doivent être développés à court et moyen terme. Ces programmes doivent s´articuler autour de:

    • l´amélioration du rendement de conversion de l´énergie
    • la standardisation et la production modulaire des équipements solaires (panneaux, bateries, etc…) 
    • la réduction du coût de stockage et de transport de l´énergie
    • l´optimisation de la gestion de l´énergie dans l´habitat et dans le transport

    L´hydrogène

    L´hydrogène est un gaz couramment utilisé dans les industries chimiques, pétrolières et dans d´autres secteurs industriels comme microélectronique, sidérurgie, spatial, etc…
    Principe «conventionnel» de production: la quasi-totalité de l´hydrogène est actuellement produite par des procédés «conventionnels» basés sur la décomposition d´hydrocarbures (vaporeformage du méthane, oxydoréduction des pétroles, gazéification du charbon). Tous ces procédés sont émetteurs de gaz à effet de serre. Seulement une petite partie de cette production est issue de la décomposition de l´eau par électrolyse. Cette petite partie ne produit pas de gaz à effet de serre.
    Principe de production sans gaz à effet de serre: les chercheurs dans ce domaine travaillent sur des procédés à partir de la décomposition de l´eau, utilisant directement la chaleur de sources géothermique, solaire à concentration ou de chaleur d´origine nucléaire (comme en France). Deux voies de recherche, entre-autres, s´en dégagent: l´électrolyse à haute température et les procédés thermochimiques.
    Ces deux voies prennent en compte les sources de chaleur et de production d´électricité de masse d´origine nucléaire. L´un des objectifs essentiels ici étant, outre l´absence d´émissions de gaz à effet de serre, la compétitivité économique de telles méthodes de production.

    1.) Stockage de l´hydrogène

    L´hydrogène est un gaz inflammable et explosif, donc dangereux. L´hydrogène doit donc être confiné et stocker en lieu sûr. Deux (2) méthodes de stockages sont envisagées:
    1) le stockage gazeux haute pression, s´effectue dans des conteneurs composites en matériaux polymères
    2) le stockage basse pression en phase solide, consiste à absorber l´hydrogène dans des matériaux capables de le restituer à la demande.

    2.) Systèmes de Piles à Combustibles (PAC)

    Principe: produire simultanément de l´électricité et de la chaleur en recombinant de l´oxygène et de l´hydrogène, avec de l´eau comme seul «rejet». Il existe plusieurs types de piles à combustible (PAC) qui se différencient par leur électrolyte, l´élément chargé de véhiculer les ions. Cet électrolyte définit la température de fonctionnement de la pile et, de fait, son application.

    Pour arriver à la commercialisation «populaire» des PAC (ces piles pourront être utilisées dans les téléphones portables) dans le futur des contraintes importantes suivantes doivent être levées:

    • réduction du coût des piles, en particulier du catalyseur
    • augmentation de la durée de vie et mise en conditions réelles d´utilisation
    • compréhension détaillée du comportement mécanique et des réactions en contact avec l´environnement 

    Les biocarburants

    La biomasse constitue une ressource renouvelable permettant de produire des carburants de synthèse utilisables dans les moteurs traditionnels. Ces «biocarburants» sont actuellement majoritairement fabriqués à partir de produits agricoles comme la betterave, le blé, la canne à sucre, etc… Ils n´utilisent qu´une partie de la plante et donc ne valorisent pas totalement les cultures. Face à l´augmentation de la population et à ses besoins alimentaires, il apparaît indispensable de développer une nouvelle filière de biocarburants qui s’inscrive mieux dans une logique de développement durable, notamment en ne concurrençant pas les usages alimentaires de certaines plantes, tout en n´émettant pas, en bilan net, de gaz à effet de serre. Dans cette perspective, des programmes de «Recherches & Devéloppement» innovateurs sur les biocarburants offrant par exemple des possibilités de produire par voie thermochimique des biocarburants issus de biomasses constituées de bois, produits et résidus agricoles (paille) doivent rapidement arriver dans leur phase d´exploitation commerciale.
    Principe:
    fournir, à partir de biomasse dite « lignocellulosique » (bois/paille, culture spécifique), un biogaz de haute pureté composé de monoxyde de carbone et d´hydrogène. Ce biogaz permet ensuite de produire un biocarburant liquide de haute qualité pour les transports.
    Les productions
    de bio-huiles par les micro-algues, le bio-hydrogène, soit par fermentation, photofermentation ou directement par photosynthèse et dissociation de l´eau et par des systèmes photoelectrochimiques offrent de bonnes perspectives pour cette filière.

    Le nucléaire

    Il est désormais manifeste que toutes les sources d´énergie devront être mises à contribution pour répondre à l´augmentation de la demande mondiale de l´énergie due, entre autres, à la croissance rapide de la population du globe. Dans ce contexte le nucléaire civil paraît incontournable dans le «bouquet énergétique» du futur. Fiable et compétitif, il ne produit pas de gaz à effet de serre et permet d´assurer une production d´électricité massive de base et régulière. La communauté internationale est consciente des enjeux de l´énergie nucléaire à l’horizon 2030. Ainsi, une dizaine de pays ont décidé de mettre en commun leurs efforts pour développer une nouvelle génération de systèmes de réacteurs et les cycles du combustible associés.
    Principe conventionnel: l´énergie nucléaire provient de la force, considérable, liant entre eux les constituants du noyau des atomes (protons et neutrons). Sous l´impact d´un neutron, certains gros noyaux peuvent se casser en deux (2) noyaux plus petits et libérer une partie de cette énergie, sous forme d’un intense dégagement de chaleur. Cette réaction, appelée la fission, s´accompagne de l´émission de deux (2) ou trois (3) neutrons et de rayonnements. C´est l´énergie de fission qui est utilisée dans les réacteurs nucléaires: sous l´effet de neutrons, les noyaux d´uranium 235 – l´Uranium 235 est le seul atome fissile naturel – se cassent et produisent la chaleur qui chauffe l´eau. La vapeur de cette eau est turbinée et une production d´électricité en résultera.

    Remarque:
    En ce qui concerne les réserves, le combustible nucléaire (l´uranium) ne connait pas les mêmes contraintes que le pétrole ou le gaz, les limites de ses réserves sont estimées à 250 années de consommation avec les systèmes actuellement utilisés.
    Mais des efforts importants doivent être déployés à moyen terme pour parachever la realisation des objectifs suivants, qui caractériseront les systèmes nucléaires futurs:

    • durabilité: systèmes économes des ressources naturelles et respectueux de l´environnement (minimiser la production de déchets radiotoxiques, masse, puissance résiduelle, etc…)
    • économie: coûts de production compétitif (maitrise des coûts d´investissement par kWe2) installé,  du combustible, d´exploitation de l´installation) du kWh
    • sûreté et fiabilité: élimination autant que possible des besoins d´évacuation des populations à l´extérieur du site quelque soient les causes et gravités d´accidents
    • résistance robuste et massive à la prolifération et facile protection contre les agressions externes.    

    Les systèmes nucléaires dits systèmes de fusion nucléaire (processus où deux noyaux atomiques s`unissent pour former un noyau plus lourd) produiront en toute sécurité, sans pollution, beaucoup d´énergie à partir de peu de combustible. La fusion de noyaux légers dégage d´énormes quantités d´énergie provenant de l´attraction entre les nucléons due à l´interaction forte thermonucléaire. Ces systèmes comme l´International Thermonuclear Experimental Reactor (ITER) et le Tokamak, une fois commercialisables, pourraient bien aider à atteindre les objectifs ci-haut cités.

    L´énergie géothermique

    La géothermie est la science qui étudie les phénomènes thermiques (chaleurs) en profondeur terrestre et les techniques qui visent à les exploiter.
    Principe: c´est l´extraction (par pompage) de l´énergie géothermique contenue dans le sol pour l´utiliser sous forme de chauffage ou pour la transformer en électricité.

    L´énergie éolienne

    Une éolienne est un dispositif qui utilise la force motrice du vent. Cette force peut être utilisée mécaniquement (dans le cas d’une éolienne de pompage), ou électromécaniquement pour produire de l’électricité. Une éolienne se compose:

    • d´un mât permettant de placer le rotor à une hauteur suffisante où il est entrainé par un vent plus fort et régulier qu´au niveau du sol. Il abrite aussi des équipements électriques et mécaniques
    • un rotor composé de pales (généralement trois (3)) qui est entrainé par le vent. Ce rotor est connecté à une pompe ou à un générateur électrique
    • d´une nacelle abritant des équipements mécaniques, pneumatiques et électriques

    Principe: le vent fait tourner le rotor, qui à son tour actionne le générateur. Ce générateur produit l´électricité. L´utilisation optimale d´une installation éolienne est en générale atteinte à des vitesses de vent se situant entre 10 kmh et 20 kmh.

    Remarque:

    Selon International Energy Administration (IEA) dans son rapport «Energy Outlook IEO2009», la demande mondiale d´énergie électrique s´accroitra de 77 % de 2006 à 2030. En face et malgré l´augmentation sensible de la part de puissances installées des énergies renouvelables, progression annuelle de 2.9 % d´ici 2030, les émissions de dioxyde de carbone relatives à la production d´électricité progresseront à un rythme annuel de 1.4 % pour la même période. Donc plus d´efforts sont à encore fournir pour que cette projection d´émissions de CO2 ne devienne pas réalité.
    Tableau: Demande mondiale d´énergie renouvelable (en milliards de kWh) et les émissions (en milliards de tonnes) de dioxyde de carbone (CO2) provenant de la production totale mondiale d´électricité entre 2006 – 2030. 

    Toutes les sources d´énergies renouvelables citées sont en abondance disponibles en Afrique de l´ouest. Donc ici encore s´offrent à l´Afrique de l´Ouest d´énormes chances de relever le défis de la pauvreté en prenant activement part à la distribution et acquisition d´énormes ressources mondiales mises à disposition dans le cadre de la «Recherche & du Développement» sur les nouvelles technologies vertes citées. Pour les Etats-Unis seulement Mr. Obama vient d´annoncer l´attribution de 3 % du Produit Intérieur Brut (PIB) à la «Recherche & Développement» dans le secteur de l´énergie.


    1) … Pour des informations détaillées sur ce chapitre, voir: Commissariat à l´Energie Atomique (CEA). Merci au CEA pour sa bonne disponibilité.
    2) … Kilowatt-électrique (nécessité de haut rendement en énergie électrique).


    L’Energie du futur pour l’Europe viendra du désert (Nord-) Africain, sans les Africains propriétaires de ce Sahara!

    May 29th, 2012

    Selon le rapport TRANS-CSP 1) l’Europe pourrait annuellement couvrir 15 % de sa demande totale énergétique sous forme d’énergie solaire provenant du désert (Nord-) Africain d’ici 2050. Pour réaliser cette vision une douzaine de grandes multinationales 2) de la finance, de l’industrie et de l’énergie d’Allemagne ont créé le Grand Projet «Desertec». Les coûts de ce projet visionnaire pour l’Europe sont estimés à 400 milliards d’euros. Cette énergie «verte» sera produite par le «solaire thermique». Les États (Ouest-) Africains qui partagent le grand Sahara (nord-) africain avec l’Afrique du Nord, dont il est question, pourront-ils jamais justifier devant l’histoire et les futures générations africaines, pour encore une fois, s’être exclus de projets d’une telle envergure?

    Les États négocieront du 7 au 18 Décembre 2009 à Copenhague (Danemark) âprement la réduction des émissions du dioxyde de carbone (CO2) afin de ralentir le réchauffement climatique global. «Desertec» est un plan pour démontrer que des systèmes d’approvisionnement en énergies «vertes», moins agressifs contre l’environnement, pourraient techniquement fonctionner et être économiquement rentables. Un tel concept appelé «Solar Grand Plan» existe aussi aux États-Unis (voir Image 1, ci-haut).

    Principe de fonctionnement de l’idée

    Les quantités d’énergie contenue dans les rayons que le soleil fait quotidiennement crépiter sur la surface du désert (nord-) africain sont immenses (plus de 2800 kWh/m2/an). Ces rayonnements seront rassemblés et concentrés sur les surfaces gigantesques des miroirs paraboliques solaires (voir Image 2, ci-contre). Avec cette énergie l’eau sera chauffée à l’état de vapeur. Avec cette vapeur sera propulsée une turbine, qui elle à son tour, fait tourner le générateur. Ce générateur produira à son tour l’électricité.

     

     

     

     

     

    Les techniques applicables pour rassembler et concentrer les rayons solaires sur une surface

    Avec quatre (4) méthodes principales les rayons solaires peuvent être rassemblés et concentrés sur une surface pour produire de l’énergie:

    • Miroirs collecteurs paraboliques: des miroirs creux sont courbés en sorte qu’ils concentrent la lumière solaire le long d’un tube en glas (voir Image 2, ci-haut). Ce tube s’appelle «accepteur». Cet accepteur contient une huile spéciale qui est chauffé à 400 °C par la lumière fortement concentrée. Cette huile chauffe à son tour l’eau à l’état de vapeur. La vapeur sous haute pression entraine une turbine. Cette turbine fait tourner un générateur. Ce générateur produit le courant électrique. Tout le long de la journée les miroirs sont, avec l’aide des moteurs, automatiquement pointés dans la direction du soleil pour obtenir l’intensité optimale des rayons solaires 
    • Collecteur-Fresnel (lire: Frenell): ces collecteurs fonctionnent comme les miroirs collecteurs paraboliques. Cependant, le miroir n’est pas constitué en une seule unité mais en plusieurs petites unités de miroirs plats
    • Tour solaire: ici l’accepteur est au sommet d’une tour. Tout autour sont placé des miroirs (non voûtés). Au sommet de la tour se crées grâce à l’effet de serre des températures pouvant atteindre jusqu’à plus de 1000 °C. Cette température est suffisante pour chauffer l’air pour actionner une turbine à gaz
    • Paraboles (Antennes) solaires: un parabole concentre sur le centre de l’accepteur les rayons solaires. Avec l’aide de moteur sterling le courant électrique peut être ainsi directement produit. 

    Remarque

    Les avantages de la thermie solaire sont nombreux. Une centrale solaire thermique produit de la chaleur, qui se laisse mieux stocker que le courant électrique. De gigantesques réservoirs qui contiennent de milliers de tonnes de calcium et de nitrates de sel liquide sont accouplés à la centrale. Les liaisons chimiques ne sont pas toxiques. Une partie de la chaleur produite est conduite dans les réservoirs. Cette chaleur sera par exemple utilisée la nuit pour faire tourner la turbine.

    Et les tempêtes de sable? Depuis près de 20 ans maintenant fonctionne la centrale solaire thermique (voir Image 1, ci-haut) dans le désert californien de Mojave sans problème. En cas de tempêtes de sable les miroirs sont tout simplement immobilisés dans une positon permettant de les protéger. 

    Le coût du kilowatt-heure de l’énergie solaire thermique (dans les pays ayant cette technologie) se situe en moyenne actuellement autour de 20 euros-cents contre environ 6 euro-cents pour le kilowatt-heure de l’énergie conventionnelle. Donc la longue période (d’ici 2050) de mise sur marché de ce produit en série est justifiable.

    Et l’instabilité politique, l’insécurité dans les pays riverains du Sahara? Ceci reste quand même un risque majeur pour ce projet «Desertec».

    Le transport du courant électrique du désert (nord-) africain en Europe

    Le soleil ne peut pas être transporté comme le charbon, le pétrole, l’uranium, etc. Pour faire bénéficier, à grande échelle, les consommateurs de l’énergie provenant du soleil il faudra construire les centrales solaires thermiques où se trouve du soleil en abondance et transporter l’énergie produite sur de longues distances.
    La technique de transport sur de longues distances, sans grandes pertes (3 % par 1000 km), du courant électrique la plus appropriée est la technique Courant Continu Haute Tension (CCHT).
    Cette technique est bien expérimentée aussi bien sous les mers et océans que sur terre, voir le projet «NorNed» d’ABB en Norvège. La centrale hydroélectrique de la ville de Xiangjiaba approvisionne Shanghai à 2000 km en électricité à partir d’une ligne CCHT.

     

     

     

     

    Les pays et régions intéressés à la technologie de la thermie solaire

    En plus de la région Union Européenne, Moyen Orient, Afrique du Nord (EU-MENA), la Mauritanie, la Jordanie, l’Afrique du Sud, la Chine et l’Inde s’intéressent vivement à cet important projet visionnaire «Desertec». Sa puissance installée devrait atteindre 100 gigawatt en 2050. Le réseau électrique en projet est présenté au-dessous (voir Image 4). Pour l’instant aucun pays au sud du Sahara riverain du grand Sahara, dont il est question ici, n’a annoncé sa participation active à ce projet. L’histoire du transfert des hautes techniques énergétiques et technologiques «vertes» se joue donc aux portes de l’Afrique sans les Africains. Pourquoi les Africains ne s’invitent-ils jamais eux-mêmes à la table quand on décide maintenant du destin global de l’humanité? En tout cas en plus des avantages techniques et technologiques et en considérant la montée continuelle du prix du pétrole et les coûts liés aux émissions du dioxyde de carbone (CO2) le courant électrique produit à partir du solaire thermique sera dans quelques dizaines d’années compétitif. Aussi le projet Desertec prévoit d’approvisionner les populations des régions concernées en eau potable par déssalement de l’eau de mer.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    1) …. TRANS-CONCENTRATING SOLAR-THERMAL POWER PLANT
    2) …. Dont ABB, SIEMENS, E.ON, RWE, Münchner Rück, SCHOTT Solar, etc.
    Les images dans cet article ont été aimablement fournies par les entreprises citées ci-haut et Spiegel online. Merci.


    L’Afrique se classe désormais au 2ème rang mondial après l’Asie dans le secteur stratégique de la communication mobile

    November 20th, 2011

    La vraie richesse intarissable de l’Afrique est son peuplement. L’Afrique compte à peu près un (1) milliard d’Africains en 2011. Cette population va s’augmenter substantiellement les prochaines décennies à venir. Ce qui constituera sa force dynamique majeure permanente dans le concert des nations. La population africaine est majoritairement jeune. Elle est mobile, flexible et elle gagne de plus en plus de l’argent pour couvrir ses besoins de confort. Cette jeune population africaine veut définitivement briser le joug  et les diverses contraintes et barrières barbares et impudentes de la néocolonisation que l’Europe et la France continuent à l’imposer. Elle veut ardemment communiquer avec le reste du monde pour accélérer sa libération totale et définitive. Le marché de la communication mobile est, entre-autre, pour ces raisons, indéniablement en plein boom en Afrique et a envahi tous les groupes sociaux (jeunes, femmes, employés, paysans, etc) et secteurs d’activités (privé, public, para-public, ONG, etc.). Ce secteur offre d’énormes chances pour booster le développement durable en Afrique.


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Depuis les années 90, les campagnes et villes africaines sont entrées en pleine ère de la Communication numérique. En témoigne le développement extraordinaire qu’y connaît la Téléphonie mobile, en particulier. Ce phénomène se vérifie à travers les caractéristiques principales que présente sur le continent africain le segment mobile du marché des télécommunications. Nous sommes en présence d’un marché concurrentiel, durablement solvable et dont le nombre de consommateurs est en croissance vigoureuse continue. Cependant, ce dynamisme du marché des communications numériques est inégalement reparti compte tenu de la grande diversité géographique, économique, socioculturelle, linguistique, politique, etc. Pour cette raison 25 pays africains  A25*) (voir Tableau 1), qui totalisent 91 % de connexions mobiles du continent, seront particulièrement référencés dans ce texte.

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