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    La soif de la Chine pour les matières premières: les implications pour l’Afrique et l’Amérique Latine

    August 18th, 2011

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La demande de la Chine en matières premières restera vertigineuse pour les quinze prochaines années. Ce pays importe principalement le pétrole brut et des minerais. L’augmentation des revenus et la rareté des surfaces agricoles fertiles accentueront la demande chinoise en produits agricoles. Selon un récent modèle de prévision pour la demande d’importation de la Chine de la Deutsche Bank Research China’s commodity hunger – Implication for Africa and Latin America, 2006, la demande de la Chine, pour la plus part des matières premières, s’accroîtra à deux (2) chiffres d’ici 2020. Lire la suite »


    Les guerres sanglantes des puissances occidentales pour le contrôle total et effectif des matières premières de l’Afrique font rage!

    June 3rd, 2011

     

    Les matières premières deviennent rares. Pour cette raison leurs prix augmentent rapidement, voir Diagramme 1, à tel point que d’aucuns crient à un danger majeur pour l’économie mondiale.

    De l’industrie automobile jusqu’à la branche du vêtement en passant par l’industrie de la sucrerie beaucoup d’entreprises se lamentent sur la montée massive des coûts pour les métaux, le coton, le blé ou le cacao.

    En effet les prix des denrées de première nécessité ont grimpé vertigineusement en 2010. C’est ainsi que les prix de certaines denrées alimentaires, de matières de base pour vêtements, de métaux précieux et de matériaux de construction ont doublé en comparaison avec ceux de 2009. Un ballot de coton a coûté plus 113 %, le prix du café a grimpé à plus 89 % en 2010 comparativement à l’année 2009.

    La chine stocke ses terres rares dans des bunkers

    La Chine est non seulement le centre de gravité du marché mondial des «terres rares», mais elle l’est dorénavant pour le marché des matières premières comme le coton, le soja, le cacao, etc., voir Diagramme 2. En effet Goldmann Sachs voit par exemple les cours, le plus, montés pour les matières premières dont la Chine peut, le moins, couvrir à partir de sa propre production et de ses capacités de réserves. Pour ces raisons beaucoup d’économes pronostiquent pour l’avenir une tendance nette à la hausse des prix pour le pétrole, le cuivre, le platine, le coton, le soja. Les prix des matières premières selon eux augmenteront en moyenne de 18 % en 2011. Les cours pour les métaux précieux vont croitre de plus de 28 % en 2011. Lire la suite »


    Alfred Nobel: les Prix Nobel 2010

    October 24th, 2010

    Depuis 1901, le Prix Nobel (Alfred Nobel est fondateur du Prix Nobel) honore des hommes et femmes du monde entier, qui pour leurs remarquables travaux scientifiques en physique, chimie, médecine, littérature et pour leur engagement pour la paix, «ont apporté le plus grand bénéfice à l’humanité». Le Prix Nobel est une reconnaissance internationale administrée par la Fondation Nobel à Stockholm, Suède.

    En 1968 a été crée le Prix Nobel en Sciences Economiques par la Banque Centrale de la Suède (Sveriges Riksbank) en mémoire à Alfred Nobel. Le premier prix Nobel dans ce domaine fut attribué aux suédois Ragnar Frisch et Jan Tinberger en 1969. L’attribution de ce prix se fait, depuis, selon les mêmes principes que ceux utilisés dans l’octroi des Prix Nobel.
    Chaque prix consiste d’une médaille, un diplôme personnel, et une attribution en argent comptant.

    Les lauréats  reçoivent leurs récompenses chaque 10 Décembre (date du décès d’Alfred Nobel) Oslo par le Comité Nobel Norvégien (Prix Nobel de la Paix) et par les Académies de Sciences Suédoises (Prix Nobel de physique, Prix Nobel en Chimie, Prix Nobel de Littérature et Prix Nobel de Sciences Economiques)

    Alfred Nobel

    Alfred Bernhard Nobel, né le 21 octobre 1833 à Stockholm (Suède) et mort le 10 décembre 1896 à San Remo (Italie). Il est un chimiste, industriel et fabricant d’armes suédois. Inventeur de la dynamite, il était propriétaire l’entreprise d’armement Bofors. Dans son testament, rédigé en 1895, il laisse sa fortune de 32 millions de Couronnes Suédoises (environ 3,5 millions d’Euro) comme héritage pour créer le prix Nobel. L’élément chimique nobélium a été nommé ainsi en son honneur.

    Les critères essentiels d’attribution des Prix Nobel

    Les règles d’attribution du Prix Nobel sont en principe souples. Dans chaque discipline, les nominations viennent des propositions d’académies ou instituts de la Suède et du comité norvégien pour le Nobel de la paix et de figures d’autorité internationales. Les propositions sont étudiées en début d’année par un comité spécial, composé de cinq académiciens élus pour trois ans. Les académies fixent une liste finale de cinq noms (ou groupe de noms). Le lauréat est élu en clôture des débats, début octobre. L’identité des récipiendaires est portée à la connaissance de l’opinion internationale, discipline par discipline dans la première semaine d’octobre.

    Le prix ne peut pas être remis de manière posthume (exception, le prix Nobel de la paix décerné en 1961 à Dag Hammarskjöld, secrétaire général des Nations Unies). Même s’il peut récompenser un travail ou une œuvre en particulier, il ne s’obtient qu’une fois dans chaque catégorie. Il n’est cependant pas exclu de remporter deux prix Nobel différents (par exemple, Marie Curie reçut le prix en physique et en chimie).

    Les nominations et le contenu des délibérations sont gardés secrets durant 50 ans.

    Les Prix Nobel 2010

    Médecine
    Le prix Nobel de médecine a été décerné au Britannique Robert Edwards, 85 ans, père de la fécondation in vitro, en ces termes par le comité Nobel: «Ses contributions représentent une étape importante dans le développement de la médecine moderne. Ses découvertes ont rendu possible le traitement de la stérilité qui affecte une large proportion de l’humanité et plus de 10% des couples dans le monde.»
    Près de 4 millions de personnes sont nées depuis grâce à la fécondation in vitro.  Edwards est favorable au clonage humain. L’église n’a pas apprécié le choix Nobel pour Edwards.

     

     


    Physique

    Le prix Nobel de physique  a été décerné au Néerlandais Andre Geim (51 ans) et au Russo-britannique Konstantin Novoselov (36 ans) pour «leurs travaux révolutionnaires sur le graphème». Partant d’un élément aussi commun que le graphite des mines de crayon ils ont réussi à isoler ce nouveau matériau. Il permettra de réaliser les transistors qui «surpassent nettement en rapidité» les versions classiques au silicium, et ainsi de fabriquer des ordinateurs «plus efficaces», a justifié le comité Nobel de l’Académie royale suédoise des Sciences. «Pratiquement transparent et bon conducteur», le graphème est également «compatible pour produire des écrans tactiles transparents, des panneaux lumineux et peut-être aussi des capteurs solaires». C’est dans un article publié en 2004 que les deux scientifiques ont annoncé la découverte de ce nouveau matériau bidimensionnel, car réduit à l’épaisseur d’un atome, composé d’un feuillet unique de graphite avec la structure d’un nid d’abeilles. Contrairement aux autres matériaux bidimensionnels connus jusque-là, le graphème présente des propriétés physiques particulièrement remarquables, à la fois très résistant et excellent conducteur. 

    L’un des aspects les plus appréciés de cette découverte est la simplicité et l’empirisme qui y ont conduit. «Avec du ruban adhésif normal, ils sont parvenus à recueillir une paillette de carbone de l’épaisseur d’un atome seulement», explique le comité Nobel. «C’est un exemple fantastique d’une découverte fondamentale issue de la curiosité scientifique et qui aura des retombées pratiques, sociales et économiques majeures pour la société», s’est félicité la directrice adjointe de l’Université de Manchester, Nancy Rothwell.  

    Etape révolutionnaire dans la miniaturisation électronique, le graphème peut également être utilisé pour ses propriétés mécaniques: malgré son extrême finesse, il est hautement résistant, 200 fois plus que l’acier. Le principal obstacle à sa commercialisation actuelle est son prix de production très élevé.

    Chimie
    Le prix Nobel de chimie a été décerné a l’Américain Richard Heck, 79 ans et aux Japonais Ei-ichi Negishi, 75 ans, et Akira Suzuki, 80 an, pour leurs travaux sur la synthèse organique.  Le comité Nobel distingue les trois chimistes pour l’invention d’«un des outils les plus sophistiqués» de la chimie, «un outil dans la recherche d’une nouvelle médecine»: le «couplage croisé catalysé au palladium».  Cette réaction chimique est utilisée «dans la recherche ainsi que dans la production pharmaceutique et de molécules utilisées dans l’industrie électronique», précise le comité.  

    «L’humanité veut de nouveaux médicaments pour soigner le cancer ou stopper les effets dévastateurs de virus mortels sur le corps humain, explique le comité. L’industrie électronique recherche des substances émettrices de lumière et l’industrie agricole veut des substances capables de protéger les récoltes.»

    Littérature
    L’Académie Nobel a décerné le prix Nobel de littérature 2010 à l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, 74 ans, récompensé pour «sa description des structures du pouvoir». Son prochain ouvrage, El Sueno del celta [Le rêve du Celte], doit paraître début novembre dans le monde hispanophone. Il y évoque la personnalité de Roger Casement (1864-1916), nationaliste irlandais qui fit la guerre aux côtés des Allemands en 14-18 et critiqua le système colonial en Afrique et au Pérou.

     

     

     

     

     

     

     


    Prix Nobel de la Paix

    Ce prix a été attribué au chinois Liu Xiaobo, 55 ans, par le comité Nobel «pour son long combat de non-violence pour les droits humains fondamentaux en Chine». La Rép. Populaire de Chine a violemment attaqué ce choix.

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Sciences Economiques

    Le prix d’économie en mémoire d’Alfred Nobel 2010 couronne des théoriciens néoclassiques du marché du travail. En effet le comité du «prix de sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel » de la Banque de Suède ont choisi trois (3) lauréats représentatifs du courant dominant actuellement en économie: deux Américains (Peter Diamond, 70 ans, et Dale Mortensen, 71 ans,) et un Chypriote, Christopher Pissaridès, 62 ans,  pour leurs brillants sur l’«Ecart entre l’offre et la demande».

    Tous trois se sont en effet illustrés essentiellement avec l’idée que certains prix sont relativement rigides: contrairement aux tenants de l’analyse néoclassique habituelle, un écart entre l’offre et la demande sur certains marchés (le marché des logements pour Peter Diamond, celui du travail pour Mortensen et Pissaridès) n’engendre pas, le plus souvent, un mouvement de prix correctif.

    Liste de pays et nombre de détenteurs de Prix Nobel
    près d’un millier de personnalités (dont seulement 41 femmes) incluant 20 organisations ont reçu le Prix Nobel De 1901 en 2010, voir tableau. Les organisations se font représenter par des personnalités dans ce tableau.

    Deux (2) lauréats: Jean Paul Sartre (Prix Nobel de littérature, 1964) et Phan Dinh Khai ou Le Duc Tho (Prix Nobel de la Paix) déclinèrent volontairement le Prix Nobel.

    Adolf Hitler contraignit les Allemands Richard Kuhn, Prix Nobel de Chimie 1938, Adolf Butenandt, Prix Nobel de Chimie 193 et Gerhard Domagk, Prix Nobel de Physiologie ou médecine 1939 à refuser ce prix, mais ils en prirent possession après la Seconde Guerre mondiale.

    Le gouvernement soviétique contraignit Boris Pasternak à décliner le prix Nobel de littérature 1958.

    Les mathématiques ne sont pas récompensées par un prix Nobel. Leur absence est source de discussion, Alfred Nobel ne s’étant pas expliqué. 


    Boom Economique Africain pronostiqué par plusieurs grands Cabinets Consultants des USA

    September 19th, 2010

    L’Afrique ne joue pas un rôle majeur sur la scène économique mondiale. En effet, la part de l’Afrique dans le commerce mondial se situait à environ 2,3 % entre 2000 – 2006. Mais cela pourrait bientôt changer selon deux (2) grands Cabinets américains de Consulting Mckinsey et Boston Consulting Group (BCG). Ces deux (2) groupes pronostiquent une croissance économique vigoureuse pour le continent pour les décennies à venir. La croissance dans certains secteurs économiques en Afrique pourrait être trois (3) fois supérieure à celle pronostiquée pour les mêmes secteurs dans les pays industrialisés. Les investisseurs y réaliseront des gains substantiels.

    Ceci est le résultat de deux (2) études importantes, respectivement «What’s driving Africa’s growth» du Cabinet Mckinsey et «The African Challengers» du Boston Consulting Group, parues récemment. Dans ces études les experts pronostiquent un tableau positif de l’économie africaine – avec des attentes de gains lucratifs, de fortes croissances et de bonnes perspectives pour une dynamique durable de l’économie africaine. La raison principale à cela, attestent les économes de Mckinsey, est que l’Afrique se réorganise. Par exemple, «les gains sur les investissements étrangers en Afrique sont plus élevés que partout ailleurs dans le reste du monde en développement».

    Quelques résultats importants de l’étude Mckinsey, voir Diagramme 1

    • le Produit Intérieur Brut (PIB) réel du continent s’est accru annuellement de 4,9 % de 2000 à 2008. Les télécommunications, les banques et le commerce de détails fleurissent. Le secteur de la construction est en boom. Les flux d’investissements se renforcent.
    • le PIB global africain, $1600 milliards en 2008, est environ égal au PIB du Brésil ou de la Russie et le continent se place parmi les régions du globe en rapide croissance économique. Cette accélération économique est signe de progrès et perspectives durement gagnés.
    • 27 des 30 grandes économies du continent ont réalisé des croissances substantielles ces dix (10) dernières années.
    • de 2000 à 2008 la productivité en Afrique s’est annuellement accrue de 2,7 %
    • Au total, le continent a doublé sa croissance économique dans la décennie passée comparativement aux années 80 et 90 du siècle dernier.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Plus que le boom des ressources naturelles

    • L’Afrique a sûrement bénéficié de la flambée des matières premières. Mais ce secteur n’a généré que 32 % du PIB global de l’Afrique. Les deux-tiers qui restent ont été fourni par le commerce en gros et détails, les transports, les télécommunications, les manufactures, le tourisme, le bâtiment, les banques, etc.
    • Les gouvernants africains ont multiplié des efforts pour mettre fin aux conflits sur le continent, pour améliorer les conditions macroéconomiques, pour s’attaquer aux reformes microéconomiques afin de créer un meilleur climat des affaires.
    • Selon Mckinsey, les gouvernants africains entreprirent la privatisation, intensifièrent l’ouverture des marchés, baissèrent les taxes douanières, allégèrent les systèmes de lois et de régulation et mirent des infrastructures en place.
    • L’Afrique a entamé une reforme dans sa coopération en se rapprochant davantage des pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil, etc. C’est ainsi que les echanges commerciaux ont doublé avec l’Asie, atteignant 28 % en 2008, pendant que la part des échanges avec l’Europe ont été réduites à 28 % partant de 51 %.
    • Ajouter à ces faits, les gouvernements africains ont combattu avec succès l’inflation qui était en moyenne de 22 % dans les années 90 pour être réduite à 8 % à partir de 2000.
    • Aussi le rythme de l’endettement public de beaucoup de pays africains à diminuer.
    • En même temps les investissements directs étrangers vers l’Afrique ont progressés de $9 milliards en 2000 à $62 milliards en 2008.

    Ensemble ces mesures aidèrent à booster la production et à ainsi rendre l’économie africaine plus compétitive.

    Forte progression du nombre de consommateurs urbains africains

    En 1980, 28 % de la population africaine vivaient dans les villes. Aujourd’hui 40 % (voir Diagramme 2) du milliard d’Africains vivent dans les villes. Ceci constitue selon les experts de Mckinsey, l’indicateur clé pour expliquer la croissante part des entreprises productives et la montée des classes moyennes dans beaucoup de pays africains. L’Afrique a moins de population, mais plus de ménages de classe moyenne que l’Inde, par exemple. Ces consommateurs demanderont plus de produits locaux et boosteront ainsi la croissance.


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Inégalités entre pays Africains

    • l’Egypte, le Maroc, l’Afrique du Sud et la Tunisie sont les premières économies du continent. Ils possèdent des économies diversifiées. Les manufactures et les services constituent 83 % du produit intérieur brut nominal. Ces pays devraient investir plus dans la production de haute qualité pour ainsi pouvoir générer plus de valeurs ajoutés.
    • les pays producteurs de pétrole comme l’Algérie, l’Angola, le Tchad, le Congo Brazzaville, la Guinée Equatoriale, le Gabon, la Lybie, et le Nigéria ont des  PIB par habitant les plus élevés sur le continent, mais leurs économies sont moins diversifiées. Leurs économies dépendent largement du pétrole. Ces pays doivent investir dans les infrastructures, dans l’éducation et entreprendre plus de reformes encourageantes pour le secteur du business dynamique et qui consolident la stabilité politique.
    • le Cameroun, le Ghana, le Kenya, le Mozambique, le Sénégal, la Tanzanie, l’Ouganda, et la Zambie sont des économies en «transition où les PIB par habitant sont inferieurs aux PIB par habitant des deux (2) groupes de pays africains précédents. Leurs PIB reposent sur 35 % et plus sur l’agriculture et les ressources naturelles. Mais ils réalisent des performances remarquables dans les secteurs des manufactures, les produits chimiques, de raffineries, d’appareillages et de cosmétiques. L’expansion intra-africaine du commerce de ces pays sera une des clés pour la croissance de ces économies dites de «transition».
    • La République Démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Mali et la Sierra Léone ont des économies en «pré-transition» et sont des pays très pauvres avec $353 de PIB par habitant et dont seulement un dixième de l’économie est diversifié. Ces économies dépendent largement du secteur agricole. Les caractéristiques communes de ces économies sont des insuffisances basiques comme des gouvernements et institutions étatiques stables, des conditions macroéconomiques quasi-transparentes et les bonnes performances agricoles durables. Mais ici aussi ces économies sont en croissance respectable. Les challenges majeurs pour ces pays seront de mettre en place des lois et régulations, des fondamentaux économiques solides pour créer un environnement propices des affaires. Certains de ces pays, contrôlent des parts importantes des ressources stratégiques comme le cobalt pour la RDC et le diamant pour la Sierra Léone. L’Ethiopie et le Mali ont, respectivement, 22 millions et 19 millions d’hectares de terre arables. Si ces pays parviennent à mettre en place des climats de business attractifs pour les investisseurs pour développer leurs ressources, ils pourraient générer des croissances économiques stables.   

    Gains substantiels pour les investisseurs

    Le Boston Consulting Group dans son étude «The African Challengers» arrive à peu près aux même résultats que Mckinsey. Cette étude a en effet examiné à la loupe les performance économiques de 500 grandes entreprises africaines (500 african challengers) depuis 1998. Résultat: Ces entreprises ont eu des croissances annuelles moyennes de 8 %. Les 40 plus grosses entreprises (voir Diagramme 3 et 5) parmi elles étaient en concurrence directe avec des entreprises brésiliennes, chinoises ou indiennes sur le marché mondial.


     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Plus réjouissant encore, selon les experts de BCG, est l’évolution positive et solide du marché des actions. En effet tout celui qui avait investi $100 dans ces entreprises en 2000 pouvait gagner $900 en 2009.

    En comparaison avec le concurrent direct sur le marché mondial, les grandes entreprises africaines ont selon BCG deux particularismes:

    • ces entreprises ont une orientation de long-terme et non une stratégie du gain rapide. Ainsi sont en fonction les chefs de conseil d’administration en moyenne dix (10) ans. Cette moyenne se situe à 6,8 ans sur le plan mondial.
    • et ces compagnies sont innovatrices. Effectivement, par exemple, le marché des téléphones portables en Afrique est le plus inventif et le plus dynamique au monde.

     Aussi, il est à noter que les économies africaines ont mieux résisté à la crise financière que les économies américaines ou européennes, disent les experts du BCG. Pendant que ces économies étaient en récession, celles de l’Afrique affichaient une croissance moyenne de 2 %. Cependant ces grandes entreprises africaines sont beaucoup plus actives sur le marché intra-africain (voir Diagramme 5). Ces entreprises devront se battre davantage sur le marché global comme leurs concurrentes d’Asies et d’Amérique Latine pour générer plus de plus values.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

    Conclusion

    Si les tendances actuelles de croissance des économies africaines continuent, l’Afrique jouera un rôle plus important dans l’économie globale à l’avenir. En 2040, l’Afrique hébergera un (1) sur cinq (5) jeunes vivants sur la planète et sa force laborieuse dépassera  celle de la Chine. 60 % des terres mondiales non-cultivées se trouvent en Afrique. L’Afrique regorge de ressources naturelles. Les secteurs de consommation sont deux (2) à trois (3) fois plus vite en croissance que dans les pays de l’OECD. Et les gains sur les investissements étrangers sont juteux que partout ailleurs sur la planète. Les décideurs globaux et les investisseurs ne pourront se permettre de continuer d’ignorer ceci. Une stratégie pour l’Afrique doit être considérée dans leur planning de long-terme, conclut Mckinsey.

    Remarque

    Les performances économiques africaines partent d’un niveau bas. Aussi ces performances économiques actuelles sont plutôt concentrées en Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Egypte. Libye, Algérie), au Botswana, à Maurice et en République d’Afrique du Sud. Mais en retour, ces pays considèrent l’Afrique au sud du Sahara comme leur zone économique naturelle d’investissements. C’est ainsi que la Libye, la Tunisie, le Maroc, l’Afrique du Sud investissent aussi massivement dans le tourisme, les banques, la formation, l’agriculture, les télécommunications, les transports, les mines, etc. en Afrique. Ces investissements, en plus de ceux provenant d’Asie et du Brésil, créeront certainement des valeurs ajoutées additionnelles considérables et contribueront ainsi à l’accélération des croissances économique en Afrique au sud du Sahara à moyen et long-terme.

    Les manufactures et les services occupent 70 % du PIB de l’Indonésie, alors que seulement 45 % du PIB du Nigéria ou de l’Algérie – grands pays producteurs de pétrole – viennent de ces secteurs. Toute fois, notons que justement l’Afrique n’a pas eu le même niveau d’intérêt des investisseurs pour aussi massivement investir en Afrique comme ils l’ont fait en Asie. Ce qui explique en partie la lenteur du décollage économique du continent africain.

    Peut-on comparer tout un continent – l’Afrique –  à des pays individuels – la Chine, l’Inde -?. Oui, d’abord la Chine et l’Inde sont individuellement des pays continent, avec chacun plus d’ un milliard d’habitant. L’Afrique a environ un milliard d’habitant. Aussi les structures économiques de la Chine et de l’Inde ne sont pas fondamentalement différentes de celles de beaucoup de pays africain. Les chinois eux-mêmes le disent.