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    Boom Economique Africain pronostiqué par plusieurs grands Cabinets Consultants des USA

    September 19th, 2010

    L’Afrique ne joue pas un rôle majeur sur la scène économique mondiale. En effet, la part de l’Afrique dans le commerce mondial se situait à environ 2,3 % entre 2000 – 2006. Mais cela pourrait bientôt changer selon deux (2) grands Cabinets américains de Consulting Mckinsey et Boston Consulting Group (BCG). Ces deux (2) groupes pronostiquent une croissance économique vigoureuse pour le continent pour les décennies à venir. La croissance dans certains secteurs économiques en Afrique pourrait être trois (3) fois supérieure à celle pronostiquée pour les mêmes secteurs dans les pays industrialisés. Les investisseurs y réaliseront des gains substantiels.

    Ceci est le résultat de deux (2) études importantes, respectivement «What’s driving Africa’s growth» du Cabinet Mckinsey et «The African Challengers» du Boston Consulting Group, parues récemment. Dans ces études les experts pronostiquent un tableau positif de l’économie africaine – avec des attentes de gains lucratifs, de fortes croissances et de bonnes perspectives pour une dynamique durable de l’économie africaine. La raison principale à cela, attestent les économes de Mckinsey, est que l’Afrique se réorganise. Par exemple, «les gains sur les investissements étrangers en Afrique sont plus élevés que partout ailleurs dans le reste du monde en développement».

    Quelques résultats importants de l’étude Mckinsey, voir Diagramme 1

    • le Produit Intérieur Brut (PIB) réel du continent s’est accru annuellement de 4,9 % de 2000 à 2008. Les télécommunications, les banques et le commerce de détails fleurissent. Le secteur de la construction est en boom. Les flux d’investissements se renforcent.
    • le PIB global africain, $1600 milliards en 2008, est environ égal au PIB du Brésil ou de la Russie et le continent se place parmi les régions du globe en rapide croissance économique. Cette accélération économique est signe de progrès et perspectives durement gagnés.
    • 27 des 30 grandes économies du continent ont réalisé des croissances substantielles ces dix (10) dernières années.
    • de 2000 à 2008 la productivité en Afrique s’est annuellement accrue de 2,7 %
    • Au total, le continent a doublé sa croissance économique dans la décennie passée comparativement aux années 80 et 90 du siècle dernier.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Plus que le boom des ressources naturelles

    • L’Afrique a sûrement bénéficié de la flambée des matières premières. Mais ce secteur n’a généré que 32 % du PIB global de l’Afrique. Les deux-tiers qui restent ont été fourni par le commerce en gros et détails, les transports, les télécommunications, les manufactures, le tourisme, le bâtiment, les banques, etc.
    • Les gouvernants africains ont multiplié des efforts pour mettre fin aux conflits sur le continent, pour améliorer les conditions macroéconomiques, pour s’attaquer aux reformes microéconomiques afin de créer un meilleur climat des affaires.
    • Selon Mckinsey, les gouvernants africains entreprirent la privatisation, intensifièrent l’ouverture des marchés, baissèrent les taxes douanières, allégèrent les systèmes de lois et de régulation et mirent des infrastructures en place.
    • L’Afrique a entamé une reforme dans sa coopération en se rapprochant davantage des pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil, etc. C’est ainsi que les echanges commerciaux ont doublé avec l’Asie, atteignant 28 % en 2008, pendant que la part des échanges avec l’Europe ont été réduites à 28 % partant de 51 %.
    • Ajouter à ces faits, les gouvernements africains ont combattu avec succès l’inflation qui était en moyenne de 22 % dans les années 90 pour être réduite à 8 % à partir de 2000.
    • Aussi le rythme de l’endettement public de beaucoup de pays africains à diminuer.
    • En même temps les investissements directs étrangers vers l’Afrique ont progressés de $9 milliards en 2000 à $62 milliards en 2008.

    Ensemble ces mesures aidèrent à booster la production et à ainsi rendre l’économie africaine plus compétitive.

    Forte progression du nombre de consommateurs urbains africains

    En 1980, 28 % de la population africaine vivaient dans les villes. Aujourd’hui 40 % (voir Diagramme 2) du milliard d’Africains vivent dans les villes. Ceci constitue selon les experts de Mckinsey, l’indicateur clé pour expliquer la croissante part des entreprises productives et la montée des classes moyennes dans beaucoup de pays africains. L’Afrique a moins de population, mais plus de ménages de classe moyenne que l’Inde, par exemple. Ces consommateurs demanderont plus de produits locaux et boosteront ainsi la croissance.


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Inégalités entre pays Africains

    • l’Egypte, le Maroc, l’Afrique du Sud et la Tunisie sont les premières économies du continent. Ils possèdent des économies diversifiées. Les manufactures et les services constituent 83 % du produit intérieur brut nominal. Ces pays devraient investir plus dans la production de haute qualité pour ainsi pouvoir générer plus de valeurs ajoutés.
    • les pays producteurs de pétrole comme l’Algérie, l’Angola, le Tchad, le Congo Brazzaville, la Guinée Equatoriale, le Gabon, la Lybie, et le Nigéria ont des  PIB par habitant les plus élevés sur le continent, mais leurs économies sont moins diversifiées. Leurs économies dépendent largement du pétrole. Ces pays doivent investir dans les infrastructures, dans l’éducation et entreprendre plus de reformes encourageantes pour le secteur du business dynamique et qui consolident la stabilité politique.
    • le Cameroun, le Ghana, le Kenya, le Mozambique, le Sénégal, la Tanzanie, l’Ouganda, et la Zambie sont des économies en «transition où les PIB par habitant sont inferieurs aux PIB par habitant des deux (2) groupes de pays africains précédents. Leurs PIB reposent sur 35 % et plus sur l’agriculture et les ressources naturelles. Mais ils réalisent des performances remarquables dans les secteurs des manufactures, les produits chimiques, de raffineries, d’appareillages et de cosmétiques. L’expansion intra-africaine du commerce de ces pays sera une des clés pour la croissance de ces économies dites de «transition».
    • La République Démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Mali et la Sierra Léone ont des économies en «pré-transition» et sont des pays très pauvres avec $353 de PIB par habitant et dont seulement un dixième de l’économie est diversifié. Ces économies dépendent largement du secteur agricole. Les caractéristiques communes de ces économies sont des insuffisances basiques comme des gouvernements et institutions étatiques stables, des conditions macroéconomiques quasi-transparentes et les bonnes performances agricoles durables. Mais ici aussi ces économies sont en croissance respectable. Les challenges majeurs pour ces pays seront de mettre en place des lois et régulations, des fondamentaux économiques solides pour créer un environnement propices des affaires. Certains de ces pays, contrôlent des parts importantes des ressources stratégiques comme le cobalt pour la RDC et le diamant pour la Sierra Léone. L’Ethiopie et le Mali ont, respectivement, 22 millions et 19 millions d’hectares de terre arables. Si ces pays parviennent à mettre en place des climats de business attractifs pour les investisseurs pour développer leurs ressources, ils pourraient générer des croissances économiques stables.   

    Gains substantiels pour les investisseurs

    Le Boston Consulting Group dans son étude «The African Challengers» arrive à peu près aux même résultats que Mckinsey. Cette étude a en effet examiné à la loupe les performance économiques de 500 grandes entreprises africaines (500 african challengers) depuis 1998. Résultat: Ces entreprises ont eu des croissances annuelles moyennes de 8 %. Les 40 plus grosses entreprises (voir Diagramme 3 et 5) parmi elles étaient en concurrence directe avec des entreprises brésiliennes, chinoises ou indiennes sur le marché mondial.


     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Plus réjouissant encore, selon les experts de BCG, est l’évolution positive et solide du marché des actions. En effet tout celui qui avait investi $100 dans ces entreprises en 2000 pouvait gagner $900 en 2009.

    En comparaison avec le concurrent direct sur le marché mondial, les grandes entreprises africaines ont selon BCG deux particularismes:

    • ces entreprises ont une orientation de long-terme et non une stratégie du gain rapide. Ainsi sont en fonction les chefs de conseil d’administration en moyenne dix (10) ans. Cette moyenne se situe à 6,8 ans sur le plan mondial.
    • et ces compagnies sont innovatrices. Effectivement, par exemple, le marché des téléphones portables en Afrique est le plus inventif et le plus dynamique au monde.

     Aussi, il est à noter que les économies africaines ont mieux résisté à la crise financière que les économies américaines ou européennes, disent les experts du BCG. Pendant que ces économies étaient en récession, celles de l’Afrique affichaient une croissance moyenne de 2 %. Cependant ces grandes entreprises africaines sont beaucoup plus actives sur le marché intra-africain (voir Diagramme 5). Ces entreprises devront se battre davantage sur le marché global comme leurs concurrentes d’Asies et d’Amérique Latine pour générer plus de plus values.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

    Conclusion

    Si les tendances actuelles de croissance des économies africaines continuent, l’Afrique jouera un rôle plus important dans l’économie globale à l’avenir. En 2040, l’Afrique hébergera un (1) sur cinq (5) jeunes vivants sur la planète et sa force laborieuse dépassera  celle de la Chine. 60 % des terres mondiales non-cultivées se trouvent en Afrique. L’Afrique regorge de ressources naturelles. Les secteurs de consommation sont deux (2) à trois (3) fois plus vite en croissance que dans les pays de l’OECD. Et les gains sur les investissements étrangers sont juteux que partout ailleurs sur la planète. Les décideurs globaux et les investisseurs ne pourront se permettre de continuer d’ignorer ceci. Une stratégie pour l’Afrique doit être considérée dans leur planning de long-terme, conclut Mckinsey.

    Remarque

    Les performances économiques africaines partent d’un niveau bas. Aussi ces performances économiques actuelles sont plutôt concentrées en Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Egypte. Libye, Algérie), au Botswana, à Maurice et en République d’Afrique du Sud. Mais en retour, ces pays considèrent l’Afrique au sud du Sahara comme leur zone économique naturelle d’investissements. C’est ainsi que la Libye, la Tunisie, le Maroc, l’Afrique du Sud investissent aussi massivement dans le tourisme, les banques, la formation, l’agriculture, les télécommunications, les transports, les mines, etc. en Afrique. Ces investissements, en plus de ceux provenant d’Asie et du Brésil, créeront certainement des valeurs ajoutées additionnelles considérables et contribueront ainsi à l’accélération des croissances économique en Afrique au sud du Sahara à moyen et long-terme.

    Les manufactures et les services occupent 70 % du PIB de l’Indonésie, alors que seulement 45 % du PIB du Nigéria ou de l’Algérie – grands pays producteurs de pétrole – viennent de ces secteurs. Toute fois, notons que justement l’Afrique n’a pas eu le même niveau d’intérêt des investisseurs pour aussi massivement investir en Afrique comme ils l’ont fait en Asie. Ce qui explique en partie la lenteur du décollage économique du continent africain.

    Peut-on comparer tout un continent – l’Afrique –  à des pays individuels – la Chine, l’Inde -?. Oui, d’abord la Chine et l’Inde sont individuellement des pays continent, avec chacun plus d’ un milliard d’habitant. L’Afrique a environ un milliard d’habitant. Aussi les structures économiques de la Chine et de l’Inde ne sont pas fondamentalement différentes de celles de beaucoup de pays africain. Les chinois eux-mêmes le disent.